Toyota GT 86 : Hachi-Roku contre attaque

Toyota GT 86 2012 Hachi-Roku

Attendu depuis 2007, ce coupé Toyota coproduit avec Subaru est enfin en huile et en tôle. GT 86 est une suite cohérente des Sprinter Trueno, Supra et Celica.

Toyota ne fabrique pas que des Prius et Toyota n’a pas uniquement fabriqué que des Carina. Depuis le milieu des années 1970, le géant japonais dispense au grand public des coupés à petites motorisations parfois en traction, souvent en propulsion. Au milieu des années 90, la Celica domine le championnat du monde des rallyes avec une transmission intégrale révolutionnaire alors qu’en Europe, les passionnés d’automobile commencent à entendre les premières rumeurs, les mythes, sur ces pilotes amateurs qui dévalent, la nuit, les routes de montagne de la péninsule japonaise au volant de l’Hachi-Roku, une version coupé de l’AE 86 Corolla Levin.

Depuis 2007

2000 GT, Supra, Celica, Trueno, c’est de ce parcours de sportives abordables que dérive directement la GT 86, longtemps appelée sous son nom de projet, FT-86 (Concept et FT-86 II). Ce coupé présenté au Salon de Tokyo le 30 novembre 2011 est un mélange d’emprunts et de références, comme si, Toyota, ne pouvait sortir son produit ex-nihilo. Coupé quatre place deux portes aux dimensions réduites (4.240m de long pour un empattement de 2.570m) la GT 86 est très ramassée avec une hauteur de 1.285m. Son poids, annoncé, « mini », est encore inconnu mais l’équilibre des masses est des plus efficaces puisque établit à 57/43% : la faute à un moteur très compact placé en position centrale avant.

Un moteur bicéphale

C’est la solution supposée depuis le début qui se confirme. Ce flat-four (quatre cylindres à plat à pistons opposés sur le même maneton de vilebrequin) totalise 2.0 litres de cylindrée pour un alésage course de 86x86. Carré donc, ce bloc inaugure également un taux de compression de 12, 5 à 1 promettant des contraintes sur le « vilo », naturellement équilibré par le mouvement des bielles. Puissant, 200 chevaux à 7.000 tr/min et 205Nm à 6.600 tr/min, le moteur « Toyobaru » s’approprie l’injection « Toy’ » D-4S, ce système utilise un couple d’injecteurs au lieu d’un seul en direct. La transmission aux roues arrière passe par une boite automatique à commandes au volant ou par une boite manuelle.

Une Celica "haut de gamme"

Esthétiquement, la GT 86 est seule dans la famille Toyota. Malgré quelques arcs puissants tranchés dans le vif, il est compliqué de trouver une affiliation avec une Lexus LFA du même groupe. A l’instar de ses aïeules Supra et Celica, le GT 86 séduira les amateurs de design marqué par la recherche de performances. Les roues de 17 pouces cachent des grands disques ventilés alors que l’avant est largement évidé pour refroidir le quatre cylindres. A l’arrière, un diffuseur et deux sorties s'incrustent en dessous d’une malle minimaliste. Pas de fioriture, pas d'originalité, pas de grandes innovations, juste les attributs d'une (bonne) petite voiture de sport.

Ca drifte ?

On retrouve cette volonté de sport dans l’habitacle, dédié uniquement au pilote et l’ascension des tours moteurs. Deux baquets trônent alors que l’équipement se contente du nécessaire : un volant (petit), un pommeau et un pédalier. Quelques appliques en simili carbone rehaussent la dotation alors que des surpiqures s’assortissent avec la couleur de prédilection du coupé Toyota : le rouge. Sans complication, il faut prendre la descendante d’Hachi-Roku pour ce qu’elle est : un produit sportif, pas cher, se concentrant essentiellement sur la marche avant, et parfois en travers.
La Toyota GT 86 entrera sur le marché européen à l’été 2012. Plus de détails à venir, notamment son poids.

Photo de

posté par :
Quentin Charnole

Réagissez

Commentaire(s)3

jeudi 15 novembre 2012 à 04:51 rolex replica dit : This time, can don't care about anything. But just this once is enough. Because life no longer could not afford such a heavy love.

dimanche 27 novembre 2011 à 17:44 David dit : Tu t'ennuies toi hein? On s'en moque des fautes! Ou tu es le bernard pivot de l'auto? Et "preuve de journalisme" c'est pas français... Allez, sans rancune. Pense à enlever le frein à main quand meme. Ca va te detendre ;)

dimanche 27 novembre 2011 à 17:18 Fililoupe dit : "la faute à un moteur très compacte placé en position centrale avant" : deux fautes en 12 mots, jolie preuve de journalisme...