Peter Sauber juge le spectacle de la saison 2012 très bon pour le championnat. Il soutient l'approche de Pirelli pour rendre les courses incertaines.
Sept pilotes différents ont remporté les sept premiers Grands Prix de la saison. Certains observateurs craignent des résultats illisibles pour les spectateurs, ce qui pourrait nuire à la crédibilité du championnat. A l'inverse, Peter Sauber apprécie la situation actuelle.
« D'après ce que je vois, il y a juste quelques personnes dans le paddock qui n'arrivent pas à s'habituer à ne pas savoir le vendredi qui gagnera le dimanche, » ironise le patron de Sauber.
« Je pense que les supporters voient ça totalement différemment. Ils sont ravis que ce soit imprévisible, varié et que la compétition soit incroyablement serrée. »
Pirelli est parfois critiqué pour la dégradation rapide de ses pneus. Peter Sauber salue l'approche du manufacturier, qui a permis au règlement imposant deux types par course de produire le spectacle attendu.
« Je suis en Formule 1 depuis 20 ans maintenant, et pour moi ça n'a jamais été mieux ou plus passionnant, » assure Sauber. « C'est en partie dû à Pirelli, qui fournit les pneus pour ce spectacle. »
Il fallait remonter à la saison 2008 pour voir une saison avec sept vainqueurs différents. S'il y en a un huitième, ce sera une première depuis 2003.
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samedi 16 juin 2012 à 13:05
L'incertitude c'est bien mais il ne faut pas non plus que cela devienne la loterie. De plus, je compatis un peu avec les écuries de pointe qui consacrent beaucoup de moyens humains et matériels pour concourir sérieusement dans le championnat. On a peine à imaginer les heures passées pour concevoir et développer une monoplace la plus compétitive possible. Tout ça pour se battre non pas par une voiture plus intrinsèquement performante mais juste et surtout par la gestion des pneus... La gestion des pneus fait partie du sport mécanique mais ça doit rester un facteur parmi les autres, pas l'unique condition sine qua non pour les résultats même si je suis toujours fondamentalement d'accord avec la politique de Pirelli; ils sont juste peut être allés trop loin sachant que leur hantise est justement que les teams trouvent le moyen de limiter l'importance de la dégradation des performances de leur pneumatiques.