Le chronographe rétro 2.0 : la Baltic bicompax

Baltic Watches, nouvelle marque de montres qui se lance grâce au crownfunding

Nous aimons les petits constructeurs, et il en va de même pour les montres. Sport Auto vous fait découvrir Baltic Watches. Préparez-vous à en vouloir une...

C'est un beau roman, c'est une belle histoire. Nous n'allons pas vous conter l'oeuvre de Michel Fugain mais le parcours d'Etienne. Le garçon aime les montres. Il n'a pas beaucoup de mérite, son papa les a collectionnées pendant des années. Le Net foisonne de projets de nouvelles marques de montres. Avec une quasi constante : elles sont grosses, lourdes, étanches à des valeurs incongrues, résistent aux attaques chimiques ou aux tirs de chevrotine, faites dans des matériaux très à la mode ou ''légataires d'une séculaire tradition horlogère''. Bref, du vent. Comme d'autres, Etienne a choisi le ''crownfunding'' pour donner corps à ses envies et refaire vivre des montres qui vont à l'essentiel. A partir du 12 avril, la campagne Kickstarter pour Baltic Watches débute, les livraisons étant prévues à l'automne. Pourquoi avoir choisi cette appellation ? Pour le caractère épuré, sans fioriture. Austère ? Intemporel plutôt.

Deux modèles, pour débuter

La gamme de chez Baltic se résumera dans un premier temps à deux modèles. La trois aiguilles, abritant un calibre automatique Miyota 821A, étanche à 50 m et parfaitement proportionnée. Mais notre préférence va à la Bicompax et ses 38 mm de diamètre. Ce chronographe, disponible en six déclinaisons (celle en photo est la version ardoise/aiguilles bleues) peut sembler simpliste. Il rappelle surtout les productions de l'après-guerre, avec un boîtier ''step-case''. Késaco ? cette découpe particulière, marquée par des marches, entre le verre et la lunette, entre la lunette et la carrure, entre la carrure et les cornes. Le cadran se résume à l'essentiel, le nom de la marque, à midi, celui du modèle, à six heures. Les sous-cadrans sont rainurés, comme sur un 33 tours. Pas d'index phosphorescents, au radium de tritium artificiellement vieilli, éclairant pendant 48 heures. Ni d'aiguilles idoines. A leur place, des petits points, deux chiffres, et des dauphines graciles, assurant une lisibilité sans faille, quel que soit l'angle. Le dôme est en hésalite, pas en saphir. Cela réduit les coûts, cela correspond surtout à l'esprit initial de cette montre qui embarque un calibre chinois. Quoi ?! Oui, un ST19.

La forme et la fonction

Ce mouvement manuel, on le retrouve aussi dans la Seagull 1963, montre emblématique militaire d'origine asiatique. Voilà pour l'aspect fiabilité. Et ce calibre se paye le luxe de ne pas être vilain à regarder, chose rendue possible par le fond transparent, optionnel. Malgré ses entrailles chinoises, cette Baltic est assemblée en France, afin de rassurer une clientèle qui aurait été effrayée par le peu de sérieux dont sont parfois affublées les productions orientales. Les bracelets en cuir sont réalisés à la main par des artisans français. La Baltic Bicompax n'est pour l'instant qu'au stade de projet. Son prix sur Kickstarter est de 410 €, avant de grimper à 590 € une fois que la production aura atteint son rythme de croisière. Vous l'avez compris : on lui souhaite de réussir tant la philosophie de cette toute jeune marque française nous parle. Revenir à l'essentiel, que ce soit dans la forme ou la fonction. Plus de renseignements sur https://fr.baltic-watches.com/

Photo de Sylvain Vétaux

posté par :
Sylvain Vétaux

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