Je suis une légende : le retour de la Seiko 62MAS

Seiko SLA017 : réédition de la Seiko 62mas, sa première montre de plongée

En 1965, Seiko lance la 62MAS, sa première montre de plongée. Aujourd'hui, c'est une icône et beaucoup rêvaient à son retour. C'est chose faite, avec la SLA017.

Nous sommes d'accord : les appellations chez Seiko ne sont pas les plus sexy de l'univers horloger. Pourtant, derrière le patronyme SLA017 se cache une montre qui sera, à coup sûr, un futur collector. Deux raisons à cela. Primo, cette Seiko ne sera produite qu'à 2.000 exemplaires. Secundo, elle est la copie quasi conforme d'une légende de la marque, la 62MAS. Encore un nom peu ragoûtant mais cette montre, apparue en 1965, est pourtant une légende. Elle est la première montre de plongée chez Seiko et aujourd'hui encore, son style fait office de référence.

Des cornes courtes, des index généreux, des aiguilles bâtons, une couronne massive facilement manipulable, même avec des gants de plongée : la 62MAS n'avait qu'une vocation, être pratique et fiable. A l'époque, son étanchéité de 150 m en faisait un véritable coffre-fort pour les fonds sous-marins. En 2017, cette résistance ferait presque sourire... C'est pourquoi, la SLA017, sa descendante la porte à 200 m. On a vu bien mieux mais pour 99,9% de ceux qui la porteront, c'est amplement suffisant.

A taille humaine

Difficile, en photos, de distinguer la SLA017 de son illustre aïeule, la 62MAS. Et c'est tant mieux. Seiko a eu l'excellente idée de conserver un gabarit compact. On est loin de 44 mm (voire 45,7 couronne comprise) de la MarineMaster, au boîtier monobloc. La SLA017 lui emprunte pourtant son calibre, le 8L35. Ce mouvement, qui sert aussi de base à certains modèles Grand Seiko (il est alors davantage décoré), est à remontage automatique et assure une réserve de marche de 50 heures. Croyez-nous : nous sommes, dans la vraie vie, plus proches des 60, ce qui permet de poser sa montre le vendredi soir, la laisser au repos le week-end, et ne pas avoir à la remonter le lundi matin. Il en va de même pour sa précision, Seiko jouant les frileux en annonçant une dérive de -10/+15'' par jour mais dans les faits, ce 8L35 tourne très souvent dans les tolérances du COSC, voire mieux.

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La SLA017 mesure 39,9 mm de diamètre (c'est précis) mais comme son épaisseur est de 14,1 mm, on n'a pas l'impression d'avoir une petite montre au poignet. Ce boîtier en acier inoxydable est drapé d'un revêtement anti-rayures totalement invisible à l'oeil nu et qui devrait permettre de conserver plus longtemps les charmes de ce brossé. Le verre acrylique est remisé, laissant sa place à un saphir dôme avec antireflets. Clone de la 62MAS, la SLA017 exhibe elle aussi un fond vissé, marqué d'un mignon dauphin. La lunette est évidemment unidirectionnelle et la couronne vissée. Cette magnifique réédition vise en revanche un peu haut niveau tarif. A 3.800€, même accompagnée de deux bracelets (silicone et acier), cette plongeuse boxe quasiment dans la catégorie de ses grandes soeurs, Grand Seiko, à la finition et aux mouvements plus élaborés. Nul doute pourtant que les 2.000 unités partiront comme des petits pains...

Photo de Sylvain Vétaux

posté par :
Sylvain Vétaux

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Commentaire(s)2

lundi 10 avril 2017 à 01:03 Oui. dit : gpt

mardi 04 avril 2017 à 16:54 lol dit : hors sujet !?