De Tomaso fêtera ses 50 ans au Mondial

50 ans De Tomaso

La marque argentine fêtera au Mondial de Paris ses 50 ans d’existence, un demi-siècle jalonné de succès et de moments difficiles.

La firme a été fondée en 1959 à Modène en Italie (oui, pas loin de chez Ferrari) par l’argentin Alessandro De Tomaso alors pilote automobile de Formule 1. Après plusieurs prototypes, la Vallelunga est présentée en Salon du Turin en 1963. Elle est dotée du 4 cylindres 1,5 litre de 104ch de la Ford Cortina, placé en position centrale arrière. Il est associé à une boîte Volkswagen 4 vitesses transformée chez De Tomaso qui lui offre un rapport supplémentaire. Les premiers modèles produits seront en aluminium, jusqu’à ce que De Tomaso commande à Ghia des carrosseries en fibre de verre. La Vallelunga est rare puisque seuls 56 exemplaires auraient vu le jour.

Mangusta

Il s’agit du second modèle produit en série par De Tomaso. Fini le châssis court et le petit gabarit de la Vallelunga, l’italo-argentin créé en collaboration avec Giugiaro une vraie GT destinée à concurrencer la Cobra. Le choix du nom de l’auto est loin d’être anodin étant donné que la mangouste est l’un des rares animaux à être immunisé contre le venin du reptile ! Bref revenons à nos cylindres, la Mangusta dont le look est résolument plus moderne, avec son ouverture capot façon porte papillon. De Tomaso fait à nouveau appel à Ford pour la motorisation et emprunte un V8 4,7l (puis 4,9) de 305ch, toujours en position centrale arrière. 400 exemplaires environ seront produits.

La Panthère

La De Tomaso Pantera est le plus gros succès de la marque et souvent le seul modèle que le grand public connait. Le design est confié à un américain, Tom Tjaarda travaillant à l’époque pour la carrosserie italienne Ghia. L’auto reçoit le soutien de Ford USA qui n’est pas parvenu à racheter Ferrari. Le constructeur américain qui désire une GT à moteur central capable de concurrencer les Corvette s’implique donc dans le développement de la Pantera. L’auto est équipée d’un V8 5.7l de 300ch. Une version GTS dotée de 30 poneys supplémentaires verra par la suite le jour. En 1980 une nouvelle évolution baptisée GT5 plafonnera elle à 350ch. La Pantera a été produite plus de 7200 exemplaires.

Traversée du désert

De Tomaso commercialise dans les années 70 et 80 de nouveaux modèles, la Deauville et la Longchamp qui avaient pour ambition de devenir les Jaguar XJ italiennes. Elles seront toutes deux produites à quelques centaines d’exemplaires mais ne marqueront pas l’histoire autant que la Pantera. Il faudra attendre 1993 pour voir une vraie nouveauté, la Guara, une sportive courte et large dotée d’un châssis à poutre centrale et d’une carrosserie en fibre de carbone et kevlar. De Tomaso fait pour la première fois une infidélité à Ford et pioche sa motorisation chez BMW qui lui fournit un V8 4.0l de 286ch. En 1998 il sera remplacé par un V8 Ford 4,6l de 305ch.

Mort et Renaissance

Après le décès d’Alessendro De Tomaso en 2003, la marque est placée en liquidation. Elle est restée inactive jusqu’il y a peu où elle a été rachetée aux enchères par un industriel italien, Gianmario Rossignolo qui espère pouvoir présenter un nouveau concept au Salon de Genève au mois de mars. En attendant cette résurrection, le club De Tomaso France célèbrera le cinquantenaire de la marque sur un stand dédié lors du Mondial de Paris au mois d'octobre

Photo de Laurent André

posté par :
Laurent André

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Commentaire(s)1

mardi 21 septembre 2010 à 11:27 robinouz dit : Detomaso, marque mythique qui malheureusement n'est pas assez souvent mise à l'honneur... Article sympa, qui montre que les anciennes ne sont jamais vraiment oubliées, pour preuve ce rachat... Continuez à nous parler de ces supercars aujourd'hui sous-médiatisé, je suis sur que je ne suis pas le seul à en redemander !!!