Lotus dans une mauvaise passe

Lotus cherche des partenaires

Après la revente des parts de l'Etat malaysien dans Proton, propriétaire de Lotus, à un groupe d'investisseurs, l'avenir se complique pour la bande à Bahar.

Ce qui devait arriver…arriva. L'Etat malaysien a revendu 42.7% de ses parts dans le groupe Proton à une société d'investissement privé nommée DRB-Hicom. Ce groupe, déjà actif dans l'automobile en tant que distributeur Volkswagen et Mercedes en Asie n'a pas prévu de continuer la politique d'investissement à perte tenue par Proton envers Lotus Cars avec le soutien de l'argent du contribuable malais. L'avenir d'Hethel, impliquant cinq nouveaux modèles à l'avenir, 7.000 unités fabriquées d'ici 2014 (soit le double) et un nouveau moteur développé intramuros se complique dangereusement. Dany Bahar, le président ultra-communiquant de Lotus est à la recherche de partenaires pour continuer son programme dont nous ne connaissons encore qu'une petite façade.

Les yeux plus gros que les jantes ?

Depuis 1996, Lotus est déficitaire. Une gamme vieillissante, survivant par de nombreux restylages sur Exige, Elise et Evora ne suffissent pas à faire avancer un blason, même si l'histoire de Lotus et l'incroyable palmarès en F1 servent de caution au nouveau discours commercial imaginé par Danny Bahar et son acolyte", le rappeur Swizz Beatz en charge du nouveau visage de l'artisan anglais. Vouloir bondir de niche de spécialistes à constructeur pour nombreux fortunés n'est pas une mince affaire.

Marque de légende cherche soutien. Faire offre.

Selon le Sunday Times, Dany Bahar est en quête de partenaires pour racheter Lotus à Proton, et ainsi, voler, non pas de ses propres ailes, mais détaché du nouvel investisseur. Genii Capital, propriétaire de l'écurie de Formule 1 Lotus et résident au Luxembourg serait intéressé par un rachat de la filière automobile éponyme. Concernant la valeur de Lotus Cars, notons que 2011 signe un déficit de 20 millions de livres (24 millions d'euros) et que, sur estimation, Hethel, son bureau d'étude et ses chaines de fabrication vaudrait dans les alentours de 600 millions d'euros.

Photo de Quentin Charnole

posté par :
Quentin Charnole

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Commentaire(s)5

jeudi 14 juin 2012 à 09:53 assurance santé belge dit : Tout d'abord merci pour ces remarques en même temps éclairantes et posées. Sans critiquer 2 ou 3 passages auraient pu comporter davantage de développement notamment vers la fin du billet. Simplement une manière de souligner que je suis empressé de lire le prochain billet

jeudi 02 février 2012 à 15:09 GTR dit : Des moteurs BMW dans une Lotus, ça m'aurait fait rêver il y a quelques années, mais depuis qu'on ne sait faire que du fioul à Munich, ça me donne plutôt la nausée... Ne jurant que par des Elise/Exige, je tiens tout de même à signaler l'absence de fiabilité des créations d'Hethel, plus particulièrement lorsqu'un moteur Rover se cache sous la capot ! Malheureusement, le savoir faire anglais est aussi bon en termes de liaisons au sol que de dé-fiabilisation d'organes mécaniques originellement fiables (Moteurs Toyota) : faisceaux électriques exposés à la pluie sans aucune protection, calculateurs moteur retravaillés au fonctionnement aléatoire ... Bref la passion, à l'ancienne !!

jeudi 02 février 2012 à 09:02 Yu@34 dit : Tout notre patrimoine auto tombe en miette, quel dommage, saab deja est mort (pas officiellement) et maintenant lotus.... Si seulement les gens arretaient de fantasmer sur le trio germanique, les anglais aussi font de tres belles et tres fiables voitures!!!

jeudi 02 février 2012 à 00:13 Brume dit : ça arrive vraiment trop tôt.. et ça pu...

mercredi 01 février 2012 à 19:11 mangouste dit : Si seulement une marque Bavaroise s'y intéressait... Des moteurs de BMW dans des châssis Lotus, ne serait-ce pas superbe?