De Tomaso, c'est fini

De Tomaso Faillite Giacomo Ricaldone Rossignolo

La marque italienne rachetée par Gianmario Rossignolo, promise à des investisseurs chinois, va fermer. Plus d'argent et beaucoup de dettes.

En 2009, Gianmario Rossignolo rachète la marque De Tomaso, prestigieuse marque de sportive à l'âme mécanique américaine. Tout le monde s'attend à un retour de la sportive Pantera, mais ce sera au salon de Genève 2011, que De Tomaso fera son retour avec le concept Deauville, crossover berline/SUV sur base technique de BMW Série 5 GT. Avec 116 millions d'euros d'investis, Rossignolo promet une gamme à trois modèles (limousine, SUV et sportive) et va même jusqu'à louer l'ex-usine Pininfarina de Turin pour abriter ses employés (1.000 salariés aujourd'hui). Mai 2005, un prototype de Pantera est aperçu près de l'usine… et nous sommes content parce que le retour de De Tomaso semble bien parti.

Des promesses...

Gianmario Rossignolo a besoin d'argent pour financer les projets et payer les salariés. D'abord, un accord semble être passé entre la région du Piémont et la municipalité de Grugliasco qui, fin d'année dernière, aurait promis 11 millions d'euros à la société (selon le fils de Rossignolo). Également dans les bonnes nouvelles, De Tomaso aurait vendu l'an dernier la licence de fabrication à une société chinoise pour la Deauville de série, 12 millions de plus à venir. L'argent ne serait pas arrivé, ni d'Italie, ni de Chine. Plus compliqué encore, la promesse de rachat et de financement par un collectif d'investisseurs chinois du nom de Hoytrok à hauteur de 70 millions d'euros n'a jamais abouti.

Giacomo Ricaldone, enchainé de colère

Sans argent, De Tomaso est en faillite. Les salariés n'ont pas été payés depuis des mois et la société doit 20 millions d'euros de dettes, notamment sur la location de l'usine Pininfarina. Pire encore, un salarié, Giacomo Ricaldone s'est enchainé aux grilles de la propriété de Rossignolo, espérant attirer l'attention et voir la couleur de l'argent qu'on lui doit. 1.158 salariés vont être licenciés (900 à Turin, le reste à Livourne). Les syndicats assurent que des discussions avec "plusieurs constructeurs" sont en cours, notamment "avec BMW". Selon Reuter, BMW ne "serait pas intéressé par De Tomaso, ni par la marque, ni par le site".

L'actualité De Tomaso sur sportauto.fr

Source : Torino Today, La Stampa, Corriere Della Serra.

Retrouvez l'actualité De Tomaso sur ce lien et Pantera sur celui-ci.

Suivez-nous sur facebook et sur twitter.

Photo de Quentin Charnole

posté par :
Quentin Charnole

Réagissez

Commentaire(s)2

jeudi 10 mai 2012 à 23:14 denis dit : je connaissais pas

jeudi 10 mai 2012 à 23:09 denis dit : je connaissais pas