Publié le 04/12/2012 à 17:35

Lotus Group part en guerre contre Dany Bahar

Dany Bahar lotus poursuite judiciaire

L’ex-PDG de Lotus Cars, Dany Bahar, devrait beaucoup d’argent à son ancien employeur. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.

En juin 2012, les nouveaux propriétaires de Lotus Group (DRB-Hicom) licencient Dany Bahar, président de la section automobile depuis 2009. La réplique de l’ancien employé de chez Ferrari ne se fait pas attendre, quelques jours après, il attaque Lotus Group pour licenciement abusif. Déjà mécontents de la gestion de Dany Bahar (voir ci-dessous), les malaysiens de DRB-Hicom ne décolèrent pas. Ils réclament plus de trois millions d’euros à l’ex-employé.

En octobre, le groupe a porté plainte et reproche au directeur son luxueux train de vie. L’hélicoptère, le chauffeur et dix montres bracelets payées sur les comptes de la société ont fait déborder un vase déjà trop plein au goût des propriétaires.

Des dettes et pas de réussite

Jugé incapable d’atteindre les objectifs fixés (refonte complète de la gamme et développement d'une nouvelle Esprit), Dany Bahar a fait fusible de la même manière qu’un entraineur de football en bas de tableau à la fin de la saison. Lotus Cars a sévit après avoir accumulé 200 millions de livres de dettes. A l’origine, la promesse était surtout de transformer Lotus Cars, artisan installé à Hethel, en un concurrent britannique et rentable de Ferrari, Lamborghini et McLaren Automotive. Il fallait aussi en faire une marque "jeune", en ciblant une nouvelle clientèle et en modifiant le style de communication de la marque: deux domaines où Dany Bahar a pourtant fait mouche.

Dany Bahar est-il coupable?

Proton, l’ex-propriétaire (également malaysien), l'a "mauvaise": les conséquences ont dû pousser le groupe à se séparer de sa marque. En effet, un interne a jugé le travail de Dany Bahar "catastrophique", qualifiant l’homme de "mercenaire" et "extravagant". De son coté, l’ex-PDG se défend et considère les accusations "mal fondées et injustifiées". C’est à la justice britannique de juger aujourd’hui. Dany Bahar devra se justifier. Avait-il toutes les cartes en mains? Être directeur d'une entreprise appartenant à un groupe ne signifie pas systématiquement diriger la barque... prenez l'exemple de Lamborghini, soumis aux directives du groupe Volkswagen.

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Photo de Quentin Charnole

posté par :
Quentin Charnole

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Commentaire(s)1

mardi 04 décembre 2012 à 19:01 surboumpour4roues dit : .......ce petit minet me semble trop poli pour être honnête.......