Publié le 15/04/2013 à 09:00

Aston Martin tente l’hydrogène

Le 17 mai prochain, une Aston Martin Rapide S à l’hydrogène sera engagée au 24 H du Nürburgring. Officielle, cette berline hybride préfigurerait l’avenir.

Engager plusieurs modèles aux 24H du Nürburgring, l’une des courses d’endurance les plus difficiles du monde, est une habitude pour Aston Martin. Chaque année, le constructeur s’installe dans le massif de l’Eifel en Allemagne avec plusieurs équipages, l’un deux étant souvent composé du PDG de la marque, le Dr Ulrich Bez en personne. Cette année, la marque de Gaydon crée la surprise en engageant une Rapide S à la compétition. A peine présentée au salon de Genève, cette berline se distinguera de la production de série par un aspect plutôt particulier: elle est hybride. Aston Martin a choisi l’hydrogène comme carburant, et ne devrait, en théorie, ne rejeter que de l’eau.

Des réservoirs sous pression

Le V12 5.9 L a été largement modifié pour s’adapter à ce nouveau carburant, mais peut fonctionner à l’essence ordinaire (ou avec un mélange des deux). Alset Global, spécialiste du processus, est devenu partenaire d’Aston Martin pour le projet. Quatre réservoirs en carbone stockent 7.7 kilos (à 350 bars) de gaz prêt à être injecté dans les cylindres. A l’issue de la combustion, la machine ne devrait rejeter que de l’eau. BMW a tenté l’expérience avec 100 exemplaires de sa Hydrogen 7, une 760 i à bi-carburation. Jamais engagée en compétition.

La Rapide S, numéro 007, était en test sur le circtuit allemand la semaine passée... à découvrir en vidéo (sur le lien).

Première participation à risque

Aston Martin veut prouver par cette nouveauté dans la compétition qu’il est possible d’être compétitif, rapide, tout en affichant un bilan carbone à zéro. Notez que Green GT, écurie engagée aux 24H du Mans 2013 (22-23 juin) tentera le coup sur l’autre épreuve majeure d’endurance avec un prototype spécial, inscrit au challenge expérimental du Stand 56. Les deux machines devront prouver, aussi et surtout, qu’il est possible d’engager en toute sécurité une mécanique à l’hydrogène malgré les risques d’explosions relatifs aux réservoirs à haute pression.

Photo de Quentin Charnole

posté par :
Quentin Charnole

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Commentaire(s)1

lundi 15 avril 2013 à 20:49 Gazµ dit : Waw! Excellente idée !