Publié le 23/10/2014 à 17:21

F1 - Fernandes répond à Engavest

F1 - Fernandes justifie sa position sur Caterham

Tony Fernandes refuse de transmettre les parts de l'équipe Caterham à Engavest parce que la société n'a pas payé les créanciers, ce que leur accord prévoyait.

Caterham Sports Limited, qui conçoit les monoplaces de Caterham, a été placée en redressement judiciaire et l'usine a été fermée. Engavest, propriétaire de Caterham depuis le début de l'été, reproche à Tony Fernandes, l'ancien propriétaire, de ne pas avoir transmis les actions. L'homme d'affaires se défend.

« Nous avons accepté, de bonne foi, de vendre les parts à (...) Engavest, sur la base qu'Engavest paierait tous les créanciers existants et futurs, y compris le staff, » explique Fernandes.

« Le paiement poursuivi du staff et des créanciers était si important pour moi que j'ai assuré que les parts ne seraient transférées aux nouveaux acheteurs que s'ils remplissaient cette condition. »

Engavest n'a pas tenu ses promesses

Engavest n'a pas réglé les dettes et de nombreux employés ont été licenciés. Tony Fernandes ne souhaite pas transférer les parts de l'équipe si l'accord n'est pas respecté.

« Malheureusement, Engavest n'a pas rempli toutes les conditions de l'accord et Caterham Sports Limited (…) a dû être placée en redressement judiciaire, en devant des sommes importantes à plusieurs créanciers, » précise Fernandes.

« Notre accord avec Engavest était très clair : il n'y avait pas d'obligation légale de leurs transférer les parts sans certaines conditions. Ces conditions n'ont pas été remplies. Nos avocats ont demandé plusieurs fois à Engavest de s'en acquitter mais ils ont échoué à s'y engager. »

Une volonté floue

Caterham Group s'interroge sur la volonté d'Engavest à la tête de l'équipe, avec de nombreux créanciers qui n'ont pas été payés.

« Il me semble qu'ils n'ont jamais eu la moindre intention de payer ce passif, » estime Graham Macdonald, le PDG de Caterham Group.

« Je me demande comment quelqu'un qui était intéressé dans l'avenir (...) de l'affaire aurait pu nommer l'un des hommes d'entretien, Constantin Cojocar, comme seul directeur et actionnaire de l'entreprise britannique ? »

« Non seulement ils ont échoué à payer les créanciers (et ont même laissé nos actionnaires payer certains des créanciers en leur nom propre), mais ils ont échoué à nous payer quoi que ce soit pour notre usine. »

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)1

jeudi 23 octobre 2014 à 19:33 fabien dit : Il faut vite trouver une solution, allez catheram !!