Publié le 10/06/2015 à 13:37

L'humeur du GP : pourquoi tant de haine ?

Notre humeur après le GP du Canada F1 2015

Avant et après chaque GP, Sportauto.fr se laisse aller à une humeur très personnelle. Au Canada, on revient sur les critiques injustes sur cette course.

Le grand prix du Canada 2015 a été suivi par un vif flot de critiques. Certes ce ne fut pas le grand prix du siècle, ni même le plus beau grand prix du Canada de ces dix dernières années et encore moins le plus sympa de l'année, mais de là à tomber dans l'excès. De là à ne plus comprendre les fondamentaux de la course... De là à lire que même (et surtout) des anciens pilotes en arrivent à oublier la complexité d'un sport qu'ils ont pourtant bien avant expérimenté. Depuis quelques temps, ceux-ci, payés grassement par les télévisions à grossir le trait, se régalent à dégrader la réputation de la F1, comme pour mieux suggérer que leur époque à eux était plus grande et donc leur mérite aussi. Critiquer fait partie du jeu, surtout de nos jours. Il serait bon de ne pas trop en faire non plus.

A quoi a-t-on assisté lors de ce GP du Canada ? Ni plus ni qu'à une course logique, quand ni un safety car ni la pluie ne viennent tout chambouler. La grande force historique de ce circuit est justement que l'imprévisible est en général la norme. Contrairement à ailleurs. Et bien pas cette année. Même les pneus n'ont pas joué un rôle, avec une stratégie à un arrêt pour quasiment tout le monde. Safety car, météo et pneus : ce sont quasiment les seuls épices qui peuvent relever une compétition automobile entre des voitures classées sur la grille selon leur vitesse pure. Mais gardons à l'esprit aussi que les mêmes qui critiquent le manque de spectacle ne tardent pas non plus à regretter les interventions de la Safety Car ou encore à fustiger Pirelli quand les pneus sont moins endurants que la moyenne. A se demander donc ce qui peut vraiment les satisfaire, ces gens-là.

Autre critique adressée au grand prix du Canada : la gestion trop importante des freins et de la consommation d'essence. Sacrebleu ! Les bras nous en tombent. On semble découvrir qu'un pilote de course est tout autant un gestionnaire de mécanique qu'un kamikaze sans cerveau. Les champions du monde ont toujours fait la différence là-dessus par rapport aux attaquants nés. Or, sur le très rapide circuit de Montréal, historiquement, deux facteurs sont toujours à la limite : les freins et l'essence. Cela ne date pas de 2015. Il apparait même que la gestion de ces deux facteurs était moindre cette année que dans le passé. Dans les années 80, c'était pire puisque s'y ajoutaient encore d'autres facteurs limitant les performances en grand prix : comme l'embrayage ou même la boîte de vitesse. L'essence aussi était un casse-tête énorme, menace de panne d'essence oblige. A Montréal, cette année, des messages radios venant de Mercedes ont faussé l'impression générale. Les ingénieurs de l'écurie ont plusieurs fois demandé à Lewis et Nico de surveiller la mécanique. Pour Nico, il s'agissait des freins, puisque suivant Lewis non loin, il surchauffait des étriers pas assez refroidis par l'air chaud de la monoplace devant lui. Pour Lewis, il s'agissait de l'essence, car étant le leader, il consommait forcément plus que Nico, qui, dans l'aspiration même lointaine de son équipier, sauvait un peu plus d'essence.

Et la lutte Rosberg/Hamilton alors ?

Mais ces messages radio ont été exagérés. Car au final, ni Lewis ni Nico n'ont véritablement levé le pied. Ils ont géré la course, ce qui est bien normal, massacrant quand même la concurrence (40 secondes sur la Williams de Bottas) tout en se livrant duel. On était loin du coude à la portière.

Dernier argument contre ce GP du Canada, il n'y aurait eu aucune bataille entre les leaders. Juste une procession. Ah bon ? D'accord, ils ne se sont pas attaqués directement, mais l'écart n'a jamais dépassé les 4,4 secondes. La plupart du temps, il a été entre une et deux secondes. C'était en fait un sacré bras de fer à peine un ou deux dixièmes de la barrière décisive des "une seconde" permettant l'utilisation du DRS.

Les observateurs sont visiblement allés boire une bière quand Nico a commis deux erreurs, au moment où il aurait pu tenter de passer Lewis. Au premier arrêt de l'Anglais, tout d'abord, Nico a attaqué au maximum, entrant trop fort dans l'épingle du bout du circuit, et donc, perdant quelques dixièmes. Dommage pour lui, car finalement il ressortira lui-même pas loin du tout de Lewis. Il aurait été très près sans son erreur. Ensuite, plus tard dans le grand prix, au moment où l'écart passa un temps à 0,9 dixièmes, c'est à dire dans la zone DRS, Nico poussa encore l'effort jusqu'à une petite erreur. Toujours dans l'épingle. Voulant tellement se rapprocher au max pour prendre l'aspiration dans la ligne droite, il a freiné trop tard et perdu quelques dixièmes le remettant à 2 secondes de Lewis.

Il y a bien eu un mano a mano entre Hamilton et Rosberg, à distance plus que serrée. Un jeu d'échec qui est tout autant l'ADN de la F1 que des dépassements roue dans roue. N'est-on plus capable d'apprécier la finesse d'un sport qui a toujours été non seulement le sommet du sport auto mais aussi l'art le plus fin de la course automobile ?

Cette année, enfin, il y a eu 35 dépassements pendant le grand prix. Grâce en grande partie à Vettel et Massa, auteur à eux deux de 19 dépassements. Ils ont été facilités par les pénalités et les soucis en qualifications qui ont repoussé ces deux hommes en fond de grille, mais il fallait dépasser quand même. Alonso/Vettel et Ericsson/Vettel ont été deux très beaux moments, très proches de la limite. Ces 35 dépassements font partie de la moyenne haute du GP du Canada dans l'histoire, or course sous la pluie. Dans les années quatre-vingt, il est arrivé à quelques reprises voir moins de 20 dépassements sur cette course.

On oublie aussi un peu vite le beau retour dans le top 10 des Lotus et Force India, le show d'Alonso dans la radio, Bottas sur le podium, le tête à queue de Räikkönen. Tout cela n'est pas le vide sidéral qu'on nous décrit depuis dimanche.

La F1 a assez de problèmes pour en rajouter. Soyons ferme mais juste, exigeant mais honnête. Ciblons les bons problèmes (le règlement moteur notamment), et non ce qui fait que la course est course depuis plus d'un siècle et qu'elle le sera toujours.

Photo de Thibault Larue

posté par :
Thibault Larue

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Commentaire(s)17

vendredi 12 juin 2015 à 08:38 willcoyote83 dit : Excellent "billet d'humeur" de M Larue... Je suis la F1 depuis 35 ans et oui ce n'est pas une simple course de sprint". C'est un sport dont on se délecte sur plusieurs jours, à regarder sur plusieurs niveaux, technique, humain, talent, science de la course, progression, travail d'équipe et j'en passe. Je me régale autant des essais qualif que de la course, des combats d'équipiers en 1-2 ou entre 9-10. Non ce n'est pas un simple combat de gladiateurs, c'est un sport bien plus complet et cérébral, (que le foot...). Merci Thibaut

jeudi 11 juin 2015 à 21:33 kotjed dit : Et j'ai lu jusqu'au bout !

jeudi 11 juin 2015 à 21:32 kotjed dit : Quel courage @Ricard'eau pour ce post... J'ai rarement vu un post aussi long sur cet application ! Je n'ai pas assez d'expérience sur la F1 pour en parler avec vous, mais je comprends bien la frustration actuelle de certains fans (anciens). En effet, ce qui est absurde et qui se généralise c'est que ce sont les mauvaises personnes à la tête de ce genre de compétition... suffit de voir l'autre article concernant la petite réunion chez Mclaren sur les châssis clients, en évitant Force India et Williams. C'est triste, de voir que tous les sports soient salis par l'argent et l'influence de ce qui en possèdent le plus. Bref, il est difficile de juger sur plusieurs semaines ou mois... On pourra certainement dresser un bilan dans 5 ans sur ce tournant restrictif et écologique... Restons positif !

jeudi 11 juin 2015 à 20:03 Cailloux dit : Il y a 50 ans, l'école apprenait à écrire sans fautes d'orthographe. Ce n'est plus le cas, malheureusement...Yoyo45. De grâce, exprimons-nous correctement! Merci

jeudi 11 juin 2015 à 16:36 Ricard'eau dit : Cet article est une belle façon de voir le verre à moitié plein... mais on peut aussi le voir à moitié vide. Par exemple, le fait de dire que l'on a connu pire par le passé ne légitime en rien le spectacle offert depuis quelques temps. Le mal et ses conséquences sont bien plus profonds qu'ils ne l'étaient à l'époque de Ferrari/Schumi ou Red-Bull/Vettel en terme d'ultra domination et de courses non palpitantes ces dernières décennies. Le raisonnement devrait être dans le sens que les choses évoluent pour que ce soit de mieux en mieux, pas aussi mauvais que (parfois) jadis. Pour les remarques des anciens pilotes, ils ont toujours joué le rôle de consultants depuis très longtemps. Et je ne me souviens pas (depuis que je regarde la F1) en avoir autant entendu critiquer la discipline et ses règlements, et ce aussi ouvertement dans les médias que maintenant. Après, on peut toujours mettre ses œillères et faire l'autruche en se disant que ça va finir par se tasser. Mais on conviendra que c'est très loin d'être le cas depuis 1 an. On peut aussi remarquer que les critiques ne proviennent pas que de l'extérieur. Il suffit de lire les déclarations de certains pilotes ou directeurs d'écurie actuels, ou même de Bernie Ecclestone himself, pour se rendre compte que quelque chose cloche inévitablement. Le GPDA n'a t-il pas lancé récemment une vaste enquête d'opinion sur le sujet auprès des fans ? Ça ne me semble pas innocent comme démarche. Evidemment, tous les GP ne peuvent pas être formidables, même au Canada. Sauf que dans le cas présent, il cristallise une partie de la frustration des fans et l'indifférence grandissante du grand public. Alors oui, il n'y a pas eu de pluie ni de Safety Car, ce qui habituellement pimente grandement ce GP, ça n'excuse pas pour autant de n'avoir eu quasi aucune vraie bataille en piste. Prendre la "lutte" à distance Lewis vs Nico sur cette course est peu pertinente. Si nous avions eu une vraie bagarre pour la gagne, cela aurait donné la course de Bahreïn de l'an dernier (sans conteste la meilleure course de 2014 avec la Hongrie). Sur le circuit Gilles Villeneuve, les 2 Mercedes ont simplement joué au jeu du chat et de la souris. Dès qu'elles étaient un peu proches, plus rien, on repart dans la gestion sage et tempérée de ses gommes et de son réservoir. En même temps, on ne peut pas en vouloir à Rosberg. S'il avait essayé d'attaquer réellement Lewis, il n'aurait pas fini cette course. En fait, le GP était joué dès Samedi en Q3, voilà la réalité ! Quant à la remontée de Vettel et Massa, qui ont dû effectuer au moins la moitié du total des dépassements sur cette course, même si on peut saluer la "performance", je ne suis pas certain qu'elle en soit réellement une par rapport aux autres concurrents. L'écart est tel entre leurs 2 voitures et le reste du plateau leur faisant face, appuyé en plus par le DRS pour réussir encore plus facilement à dépasser, qu'il faut se contenter de peu pour trouver ça passionnant. D'ailleurs la défense d'Alonso puis de Hülkenberg face à Vettel est assez révélatrice. Franchement, à part le bloquer jusqu'au contact comme ils l'ont fait sur 1 tour et demi, il était simplement impossible de résister à une Ferrari qui vous met plus d'une demi-seconde au tour (et encore je suis gentil). Et ce, qu'il y ait Vettel ou n'importe qui d'autre à son volant. Si c'est ça le spectacle que certains aiment, alors autant organiser une 2ème course avec ordre inversé comme en GP2/3 et là on aura autant de dépassements (artificiels) que l'on désire. Sportivement, je n'aime pas l'idée, mais la F1 sera peut-être obligé d'en arriver là dans le futur pour garantir du spectacle. Je pense que nous sommes à peu près tous des fans convaincus ici. Et j'ai envie de dire que, bonne ou mauvaise, la F1 nous passionnera toujours autant, quoi qu'il arrive. Le problème c'est que les fans ne sont pas la majorité de ceux qui regardent, ou plutôt regardaient la F1. La chute inexorable des audiences TV (pas aidé il est vrai par la "privatisation" de la diffusion) et la disparition progressive de plusieurs Grand-Prix au calendrier (en dernier lieu l'Allemagne), faute d'engouement populaire et de moyens financiers, devraient pourtant alerter des spécialistes de la F1 comme Mr Larue. La F1 n'est dans sa meilleure forme, et se voiler la face n'aidera pas à corriger les choses. Les règlements actuels, aussi bien techniques que sportifs, vont dans le mauvais sens et s'éloignent plus en plus de l'ADN de ce sport. Oui, la F1 devait se mettre à la page. Je ne porterais d'ailleurs pas de critique sur le virage opéré avec l'hybridation des moteurs et la baisse de la cylindrée. Il fallait évidemment que cela bouge pour motiver certains acteurs, et mettre en phase les monoplaces avec l'industrie automobile actuelle. Malheureusement, les restrictions appliquées dans ce domaine sont assez absurdes en F1 : essais hivernaux trop limités en 2014 avant l'homologation, gels des spécifications trop restrictifs, importance trop forte donnée au bloc propulseur sur la performance, limitation exagérée des composants + système de pénalités pour t'enfoncer encore plus en cas de panne. La fiabilité a toujours été le facteur X en F1 par le passé (des titres ont été glanés ou perdus à cause de ça), mais aujourd'hui on en fait le pilier inébranlable de toute la discipline. Dans ces conditions, comment espérer que l'on prenne des risques ? D'autant plus si on te le fait payer doublement si jamais tu les rates. La F1 ça doit être une course sprint avec des bagarres en piste, ça ne devrait pas être de l'endurance et du train-train de gestionnaire comme maintenant. Pour faire une analogie (peut-être maladroite^^), à quoi bon essayer de faire un Paris - Marseille sur autoroute avec 60 litres d'essence en restant sagement à 110 km/h maxi au volant d'une Ferrari 458, alors que ça tu peux très bien le faire au volant d'une Fiat Punto Diesel ? Les F1 actuelles sont minimum 5 secondes plus lentes suivant les tracés que par le passé, l'interview de Raïkkonen par Alesi vient encore le confirmer. Lors du dernier GP à Barcelone, beaucoup de monde a trouvé visuellement que ça n'allait pas assez vite. Est-ce normal d'avoir cette impression pour de la F1 ? A la rigueur, on gonflerait un peu les GP2 et ce serait du pareil au même ! Mais parlons enfin du meilleur, ou dirais-je plutôt du pire : les pneus. Dans la discipline reine du sport auto, comment peut-on rouler avec des pneus technologiquement aussi mauvais ? C'est un énorme mystère pour moi. Je sais que le cahier des charges est d'empêcher qu'un pilote fasse toute sa course avec quasi un seul train (OK, Button en 2009 avec ses Bridgestone nous a tous traumatisé) mais pourquoi les performances des gommes chutent-elles aussi vites ? Bien sûr que de tout temps les pilotes de F1 ont dû faire attention à ne pas user leurs pneus trop rapidement, mais jamais je n'ai vu des gommes en F1 n'offrir que 2 tours maxi de haute performance, car grosso modo c'est ça actuellement. Au final, on en vient à les préserver du début à la fin des relais et à ralentir dans les grandes courbes. Et que dire de leurs comportements en suivant/attaquant un concurrent, ce qui ralentit et même annihile souvent les batailles en piste (y compris avec l'aide du DRS). En fait, à aucun moment (hors qualifications), ou de manière très rare, nous voyons leur plein potentiel. J'ai beau essayé de me mettre à la place de Pirelli, je ne comprends pas qu'ils acceptent un tel suicide marketing aux yeux de tous. Et je n'ose même pas vous parler des pneus inter/pluie qui sont juste une catastrophe dès qu'ils entrent en action (encore visible Vendredi dernier avec Hamilton). Peut-être suis-je (trop ?) alarmiste et qu'on peut trouver que j'exagère sur certains points, mais il y'a tellement à redire entre ça, les pénalités en piste parfois incompréhensibles, le permis à points qui sert à rien, les coûts énormes gâchés par la réglementation, l'équilibre du plateau fragilisé (rappelons qu'on a échappé de justesse à une grille de 16 voitures cette année), les pilotes payants ou sans expérience, la redistribution inégale des revenus, le pouvoir décisionnaire total de quelques acteurs qui ne visent que leur profit (en gros, comment être juge et parti en F1). L'écart entre l'amour et la haine est plus mince qu'on ne le croit. On peut aimer une chose puis la détester ensuite. J'espère que les bonnes décisions seront prises pour la nouvelle réglementation en 2017, car l'enjeu est d'importance. Alors oui, on peut toujours se dire que tout va bien et attendre avec impatience le Red-Bull Ring dans quelques jours... mais ce sera très probablement pour faire une belle sieste un Dimanche après-midi !

jeudi 11 juin 2015 à 15:16 ManorMarussia dit : La F1 est en peril... le dominations techniques et les normes de consommations, ecologiques et de securité tuent la f1, le spectacle, la competition mais surtout le sport. ce n'est plus le plus sportif, physique, le plus intelligent, concentré, sachant faire de la mise au point, des reglages, discuter avec son equipes, regler les problemes et surout piloter qui gagne. c'est celui qui a la meilleur voiture et qui la prefere a son equipier. il n'y a plus de vitesse, conduire une f1 ne demande'plus autant de physique et d'efforts, il n'y a plus de morts, blessés, luttes a 5 points pres au championnat... tout cela est mort, LA F1 est morte. ce n'est plus de la f1... arretons de parler, proposons: 24 pilotes, les meilleurs, ils ont suivis un entrainement physique et intelectuel intensif. tous sur le meme chassis, le meme moteur. on garde quand meme le principe des ecuries. le championnat constructeur c'est le meilleur duo de pilotes qui gagnent. 25 course, une toute les 2 semaines. les memes pneus, des michelins, hyperperformants. des ravitaillements, des hautes vitesse : 410 km h. des monoplaces super dures a conduire,sans assistance, sans electronique. des betes de courses 450 kg pour 1000 ch. 3 pilotes par ligne sur la grille de depart. les pilotes peuvent faire des reglages sur leur voitures sans modifier des pieces. pas d'ingenieurs, pas de radio. ici, tout compte : mise au point, reglages, pilotage, physique, concentration, sang froid, endurance, constance, intelligence, strategie... de vrais pilotes quoi c'est mon point de vue vous pouvez ne pas etre d'accord mais ne vous acharnez pas.

jeudi 11 juin 2015 à 11:44 LLM 01 dit : Il y a effectivement un problème avec les pneus mais à mon avis la solution idéale n'est pas forcément de revenir à des pneus plus durs. Je comprends ce que vous voulez: plus de dépassement et de spectacle grâce à des pneus plus endurants qui permettrait aux pilotes d'attaquer durant toute la course. Le problème, c'est qu'en performance pure, les monoplaces seraient effectivement plus rapide, mais sur la durée d'un grand prix il sera toujours plus efficace de ne faire qu'un arrêt et de jouer la conservation, comme pendant les années Bridgestone. Pour moi si des pneus plus durs sont à nouveau utilisés, la FIA devra imposer un nombre minimum d'arrêt par course. Donc c'est évident que les pneus sont pas parfait et ne tiennent pas la longueur mais il n'y a pas de solution miracle. Voila commentaire un peu long mais au moins je crois avoir répondu aux râleurs qui se plaignent du manque de spectacle mais ne proposent rien pour améliorer la F1.

jeudi 11 juin 2015 à 07:27 Nanbawan dit : Je suis assez d'accord avec le fond de l'article sauf en ce qui concerne Pirelli qui a pas mal de responsabilité quant au manque de relief des courses cette année. Un seul arrêt au Canada ? Comme à Monaco les soft et super soft ne jouent pas leur rôle et Pirelli ne semble pas être en mesure de proposer des pneus tendres dont la performance se dégrade et qui permettent d'attaquer dès le premier tour. On dirait même qu'ils ont adopté la philosophie de Bridgestone en 2010 : des pneus en béton et un seul arrêt en course...Pour être juste, c'est certainement très difficile de trouver le bon équilibre mais quand même... Sinon en ce qui concerne le GP, je l'ai revu en anglais et effectivement c'était pas si mal surtout la première moitié même si les dépassements au DRS n'ont rien d'excitant, il s'est passé des trucs. Je pense que l'on en a gardé une mauvaise impression à cause de la fin de grand prix plus ennuyeuse et le fait qu'il y avait beaucoup d'attentes pour cette course sur le circuit Gilles Villeneuve mais malheureusement de nombreuses circonstances comme des températures clémentes avec un voile nuageux, l'absence de safety car et la relégation de Vettel en fond de grille ont laissé le champs libre aux Mercedes. Ça et la négativité générale, entretenue et constamment hystérisée aussi ; un signe de l'époque...

mercredi 10 juin 2015 à 18:50 NandoCampeon dit : bien entendu que ce Gp à été sans intérêts comme la discipline qui se meut à petit feu ! se targuer du nombre de depassements suite a des mauvaises qualifications de certains n est que poudre aux yeux ! combien de dépassements pour le lead ? ? ? ah oui 0 et 40s pour la 3 ème place . bien sur que c est ridicule d entendre parler de consommation d essence des le départ donné ( 4/5 tours de moins ou 4/5 kilos d essence en plus) et déjà la course de l épicier serai plus attrayante si on ajoute des vrais pneus courses les stratégies ressembleraient à autre chose ! maintenant que les fans Benz ou pro Lewis comme Mr Larue se rejouisse pourquoi pas , mais à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ...

mercredi 10 juin 2015 à 18:31 avocado dit : Il y a pas mal de choses à changer pour que la F1 redevienne attractive même les pilotes le disent, Alonso; "...nous conduisons comme des amateurs...", interview de Raïkkönen dans C+; "...les voitures ne sont pas assez spectaculaire à conduire, ils (?) font tout pour ralentir les voitures...".Quand on voit les déclarations de deux champions du monde en puissance on est en droit de se poser quelques questions.Après ça dire que tout va bien faut pas pousser non plus.

mercredi 10 juin 2015 à 18:00 kotjed dit : Rien à ajouter. On espère juste un duel encore plus serré entre les deux pilotes de Mercedes pour les prochains GP mais aussi que Force India et Lotus confirment leur bonne forme. Ce petit debrief un peu engagé après chaque GP est très bien vu de votre part. Au plaisir de vous lire au prochain numéro de Sport Auto.

mercredi 10 juin 2015 à 17:51 gil49 dit : Compter les dépassements sur les remontées et le fond du classement indiquent bien le problème de ces compétitions !

mercredi 10 juin 2015 à 16:01 yoyo45 dit : Pfff elle était nul les courses y a 50 ans avec senna est prost!!

mercredi 10 juin 2015 à 15:37 Lemansfan03Le vrai dit : De toute façon ils ralent tout le temps. Ils devaient sûrement gueuler quand Michaël Schumacher gagné tout. Maintenant ils dident que c'etait une grande époque. Dans 10 ils trouveront que 2015 était une belle saison de F1...

mercredi 10 juin 2015 à 14:35 Tim100 LE VRAI dit : Oui, il ne faut pas rejeter la faute sur les pilotes en disant "Ah dans les années 1980 avec le duel Prost/Senna c'était beaucoup mieux la F1", "Ah il est beaucoup trop jeune ce Max Verstappen...". Ce sont les réformes de la FIA quant aux groupes propulseurs et l'obsolescence programmée des pneus qui font que la F1 est de moins en moins spectaculaire, et que les pilotes ne peuvent pas montrer tout leur potentiel. Maintenant, pas mal de dépassements se font lorsqu'une monoplace rentre aux stands. À cause de ces changement de pneus incessants, il n'est pas étonnant de voir les écarts entre les pilotes se creuser de plus en plus... Les pilotes n'ont pas tous changé par rapport aux années 1980, ce ne sont maintenant plus tous des kamikazes sans cerveaux qui choisissent les équipes qui leur offrent les meilleurs contrats... Pour certains oui, mais c'est rare... Et pour le cas de Verstappen, il ne faut pas rejeter la faute de son accident à Monaco avec Romain Grosjean sur sa jeunesse, mais plutôt sur son inexpérience et sa folie pure... Ce sont ce type de pilotes arrogants qui ne veulent que la gloire et l'argent, au point de tenter les choses les plus folles, l'obsolescence programmée des pneus, les réformes de la FIA et un président également très friand de l'argent et qui ne fait rien pour changer ces choses qui tuent la F1...

mercredi 10 juin 2015 à 14:14 chris31 dit : Oui ! : quand on aime une chose, on accepte... les "aléas" : moyens "hétéroclites" (différents) des progrès moteurs ; les règlements et "punitions" étranges, etc... Le mal est l'argent, le pouvoir : on lit dans S.A. que "les grandes écuries" (M.Benz-Ferrari) qui "règnent" veulent garder le pouvoir ? - Cela a toujours été ! Enfin, si les petites écuries ne peuvent pas survivre, là est le problème (financier) ! A eux (les "gros" et les "autres") de trouver une entente. Pas au public qui a, aujourd'hui, via internet, le POUVOIR (et ceux qui lisent et écoutent) de critiquer. (poil aunez)

mercredi 10 juin 2015 à 13:58 CharBre dit : C'est bien dit! Il n'y a pas de raison. Il y a aussi un autre sujet qui revient souvent, c'est que les gens trouvent que l'écart entre Mercedes et les autres team est trop fort. C'est vrai, mais on a eu une supériorité pendant 4 ans de Red-Bull (enfin Vettel) et personnes ne disait rien.