Supertest Mercedes SLS AMG: le papillon au combat!

Mercedes SLS AMG supertest circuit Le Mans

Souvenez-vous, notre 1er Supertest en 2010 était consacré à la SLS. Afin de comparer avec sa descendante, la GT S testée ce mois-ci, voici une piqûre de rappel.

Pourquoi reparler d'un Supertest de 2010 et d'un modèle qui n'est plus produit ? L'objectif est d'effectuer un rapprochement avec la descendante GT S, testée dans le magazine actuellement en kiosques... Arrive-t-elle à battre le papillon ? Foncez voir notre supertest GT S en vidéo...

En 2010, l'intimidante SLS a eu la primeur de notre séance de torture : chrono au Mans avec Sébastien Bourdais et sur la boucle nord du Nürburgring, slalom, steering pad, banc de puissance et les incontournables mesures du CERAM...Voici l'avis de l'ancien pilote de F1 Sébastien Bourdais.

"La SLS accepte mal qu'on la brusque... Elle demande de l'attention !"

L'ex-pilote de F1 et champions de F3, de F3000, de Champ Car (4 fois) se prête gentiment au jeu du chrono, sur ses terres mancelles. D'emblée, le couperet tombe : "C'est une très belle GT, qui a beaucoup de chevaux. Mais sur un tracé pareil, elle est victime de son poids. Les pneus chauffent tout de suite et génèrent de l'instabilité... Ca va encore en la conduisant à 60 % de ses capacités. Au-delà, c'est piégeur !" Consciencieusement, il teste les différents modes de correcteur de trajectoire : "ESP connecté, il ne se passe plus rien, mais on est à 4" du meilleur chrono ! Le mode Sport réduit l'écart à 0"5 et laisse encore la voiture décrocher en sortie...Il y a un gros travail à faire sur l'ESP pour ne pas être frustré". Toujours avec la même rigueur, Sébastien fait le tour des modes de transmission : "Tu entres plus en confiance en Sport + qu'en Manuel, qui fait commettre une faute une fois sur deux. Par contre, dès que l'on entre sur les freins et que des micro-blocages d'ABS se manifestent, la boîte oublie de rétrograder, même en Sport +. Il faut alors appeler les rapports en manuel et espérer avoir le bon à la corde". Une nouvelle fois, c'est la déception : "En gestion, il y a du boulot !" Mais le tableau n'est pas entièrement noir. Loin de là : "Les gros points positifs sont le moteur, qui a un beau bruit, et les freins, qui gardent une bonne efficacité même si la pédale devient spongieuse." Les compliments se prolongent concernant la rigidité du châssis alu, les remontées d'informations... Au bout du compte, à la lecture des chronos, le pilote est agréablement surpris. La SLS se place en effet devant la R8 V10 (boîte robotisée). Un dernier conseil pour les possesseurs ? "Ne pas débrancher l'ESP sans savoir ce que l'on fait ! C'est une auto qui peut rapidement prendre en défaut." Le message est clair.

L'avis de la rédaction

Et qu'en pense la rédaction de Sport Auto ? A l'époque, il était inimaginable que Mercedes-AMG aille aussi loin en termes de sensations ! Le V8 laisse un souvenir impérissable, tout comme son comportement très vivant. La SLS offre en fait deux visages : celle d'une GT efficace, communicative et docile si on ne cherche à la déstabiliser... Sinon, la bête se réveille et réclame la plus grande attention sans les aides. Quel sale caractère !

Quelques chiffres

La SLS fait chavirer par ses proportions et son style... Mais aussi par sa puissance, son poids élevé ou ses performances.

Voici quelques données résumant la bête.
> Moteur : V8 6,2 litres atmosphérique
> Puissance annoncée : 571 ch. Puissance mesurée : 599,5 ch
> Transmission : aux roues Ar, 7 robotisés
> Poids mesuré : 1 703 kg
> Performances : 0 à 100 km/h en 4''4, 1 000 m D.A. en 22''2, 317 km/h annoncés
> Chrono au Bugatti : 1'53''57.
> Conditions : 17°, 7 km/h de vent.

Photo : C.Martin/EMAS

Photo de Julien Diez

posté par :
Julien Diez

Réagissez

Commentaire(s)1

lundi 09 novembre 2015 à 17:23 J-P dit : Cette voiture est vraiment sublime !