Publié le 15/07/2016 à 13:28

F1 - Les vibreurs ont pu causer la crevaison

Pirelli pense que les vibreurs du Red Bull Ring ont pu causer la crevaison de Sebastian Vettel en course. Le manufacturier évoquait des débris jusqu'à présent.

Pirelli n'a pas été en mesure d'apporter une justification claire pour la crevaison de Sebastian Vettel à Spielberg (vidéo). Le manufacturier a évoqué un possible débris pour expliquer la défaillance du pneu arrière-droit. Il estime désormais que les vibreurs du circuit, très critiqués puisqu'ils ont provoqué des casses de suspensions, ont également pu fragiliser le pneu.

« Il y a également eu quatre casses de suspension "venues de nulle part", et elles étaient également dues à des charges très fortes sur la suspension, » a précisé Paul Hembery, le patron de Pirelli Motorsport, au site officiel de la F1. « Et, évidemment, le pneu est lié à la suspension, donc il est très probable que les charges encaissées par la suspension aient encaissées par le pneu également. »

« La différence entre l'Autriche et les autres endroits, ce sont également les vibreurs qui ont été mis pour empêcher les pilotes de dépasser les limites de la piste, et il y a eu des débats à ce sujet récemment. Nous avons vu à Silverstone que l'un des chronos de Lewis Hamilton a été annulé pour avoir dépassé les limites de la piste et je pense que c'est très bien de la part de la FIA de commencer à punir ça, parce que ça n'a pas été suivi comme il le fallait. »

Le relais n'était pas trop long

La durée du relais de Sebastian Vettel, plus long que ceux des autres pilotes, n'est pas en cause. Pour éviter des polémiques à l'avenir, Pirelli communique le nombre maximum de tours conseillés depuis Silverstone.

« Sebastian faisait un relais plus long que la majorité des autres équipes, mais ce n'était pas vraiment le problème, » estime Hembery. « C'était plus lié à des facteurs externes. »

Il reconnaît que la cause exacte de la crevaison reste floue : « C'est une chose que nous devons comprendre, » reconnaît-il. « Ferrari a compris et nous devons l'expliquer à la FIA. Je pense que nous aurons tous une meilleure compréhension quand ça avancera. »

Si les vibreurs du Red Bull Ring deviennent la norme, Pirelli pourrait modifier ses pneus : « Si la FIA confirme confirme son projet de faire respecter les limites de la piste et que nous voyons des vibreurs de plus en plus gros, nous ferons des essais pour simuler le niveau d'agressitivtié qu'on peut avoir dans ce cas, » explique Hembery. Mais il craint une escalade : « Si on fait en sorte que le pneu résiste à chaque tour en passant sur les vibreurs jaunes, on finira par construire des (vibreurs) plus gros... (rires), » souligne-t-il. « Je plaisantais avec Bernie (Ecclestone, le gestionnaire commercial de la F1) en disant qu'il devrait construire de petits murs dans les virages. Nous arrivons à les éviter à Monaco et il a été très intéressé, parce qu'il a dit qu'il pourrait probablement vendre des publicités pour les mettre dessus ! (rires). »

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)3

samedi 16 juillet 2016 à 09:56 chevalier dit : Pirelli gâche les cours

vendredi 15 juillet 2016 à 19:59 alex2 dit : Et l'usure trop importante du pneu ça ne leur vient pas à l'esprit ? non parceque les vibreurs font bien partis du circuit ....

vendredi 15 juillet 2016 à 17:30 Antoine dit : C'est peu être tout simplement que le pneu était complètement usé, comme le montrait les images depuis quelques tours