Publié le 04/11/2016 à 14:28

F1 - La colère de Vettel de l'intérieur

F1 - La colère de Vettel par radio

Sebastian Vettel a exprimé sa colère face à Max Verstappen et Charlie Whiting en fin de course à Mexico. Retour sur les différents échanges radio.

Le Grand Prix du Mexique a été marqué par la colère de Sebastian Vettel par radio, suite à ses deux incidents, face à Max Verstappen puis face à Daniel Ricciardo.

L'émission On Board, diffusée sur Canal + Sport, a permis de découvrir les échanges radio durant cette partie de la course, entre les différents pilotes et leurs équipes.

En fin d'épreuve, Sebastian Vettel revient sur Max Verstappen. Au premier virage, le Néerlandais manque son freinage et il tire tout droit. Il reste devant Vettel. Quelques virages plus loin, Red Bull lui demande de laisser passer son rival pour éviter une pénalité.

Tour 68 :
Red Bull à Max Verstappen :
« Laisse-lui ta position. Je pense qu'il va falloir que tu lui laisses ta place. »

Pas de réponse de Verstappen, qui n'a pas l'intention de rendre la place. Derrière lui, Vettel commence à s'agacer de la situation et il indique à Ferrari que le Néerlandais devrait le laisser passer.

Tour 68 :
Sebastian Vettel à Ferrari :
« Il doit me laisser passer ! Il doit me laisser passer ! »
Ferrari à Sebastian Vettel :
« Ok, compris mais calme-toi. »
Sebastian Vettel à Ferrari :
« Mais dégage, p... ! Mais c'est vraiment un ... ! Voilà ce qu'il est ! »

Vettel se défend face à Ricciardo avant de s'énerver

Deux tours plus tard, Daniel Ricciardo profite du temps perdu par Sebastian Vettel derrière Max Verstappen pour revenir à son contact. Il l'attaque au virage 4. Vettel se décale et ils ont un léger contact. Ricciardo reproche immédiatement au pilote Ferrari de s'être décalé au freinage, ce qui est interdit depuis Austin.

Tour 70 :
Daniel Ricciardo à Red Bull :
« Il s'est déporté au freinage. J'étais déjà engagé ! »

Devant lui, Vettel s'agace surtout de s'être retrouvé dans cette situation parce qu'il a été retardé par Verstappen, à qui il reproche d'avoir freiné plus tôt pour le piéger. Il s'en prend à Charlie Whiting, le directeur de course, qui n'a pas imposé au Néerlandais de lui rendre la position. Maurizio Arrivabene, le patron de Ferrari, prend exceptionnellement la parole par radio pour lui demander de se calmer.

Tour 70 :
Sebastian Vettel à Ferrari :
« Je suis le seul à voir ce que je vois ? Il a failli me faire rentrer dans Ricciardo ! »
Ferrari à Sebastian Vettel :
« Charlie dit que... »
Sebastian Vettel à Ferrari :
« Tu sais quoi ? Voilà mon message pour Charlie : Va te faire ... ! Sérieusement, va te faire... ! Et maintenant, il (Verstappen) freine volontairement plus tôt ! Sincèrement, je crois que je vais percuter quelqu'un ! Je pense avoir une crevaison ! »
Ferrari à Sebastian Vettel (par la voix de Maurizio Arrivabene) :
« Sebastian, calme-toi ! Calme-toi ! Ils sont sous enquête. Je sais que ce n'est pas juste, mais calme-toi ! Reconcentre-toi, et on en reparle après ! »
Sebastian Vettel à Ferrari :
« Ok. Bien compris, Maurizio. »

Verstappen termine finalement au troisième rang, devant Vettel et Ricciardo. A l'arrivée, Verstappen lève le bras. Vettel revient à sa hauteur pour lui faire non de la main. Verstappen répond visiblement avec geste lui disant de se taire.

Juste après l'arrivée, le Néerlandais recevra une pénalité de cinq secondes, pour avoir eu un avantage en coupant la piste devant Vettel, ce qui rendra la position à l'Allemand. La joie de Vettel sera de courte durée puisqu'il sera pénalisé à son tour, de 10 secondes, pour s'être décalé au freinage devant Ricciardo. Ce dernier se retrouvera troisième, devant Verstappen et Vettel.

Le pilote Ferrari ira ensuite voir Charlie Whiting, pour lui présenter des excuses, ce qu'il refera dans une lettre, également adressée à Jean Todt, le Président de la FIA. Il ne sera pas pénalisé pour ses propos.

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)3

vendredi 04 novembre 2016 à 18:21 carrera13 dit : Les décisions ont été prises, mais après la course. Vettel était énervé d'être encore derrière verstappen, résultat il se déconcentre, fait le c.. et est sanctionné, "tout vient à temps à qui sait attendre" il s'en rappellera.

vendredi 04 novembre 2016 à 15:26 Harry dit : C'est la triste F1 d'aujourd'hui. Personne ne veut prendre de décision et c'est le plus méritants qui en pâtissent. Ou alors, il y a des dessous de table. Rien de surprenant, c'est un sport très politique.

vendredi 04 novembre 2016 à 15:11 fan72 dit : la colere de vettel est parfaitement justifié!