Publié le 16/05/2017 à 12:11

F1 - Comment Hamilton a pu battre Vettel

F1 - Plusieurs changements de stratégie ont fait gagner Hamilton

Mercedes a fait évoluer la stratégie de Lewis Hamilton plusieurs fois pour qu'il puisse gagner à Barcelone. Sebastian Vettel avait toujours un coup de retard.

Lewis Hamilton a remporté le Grand Prix d'Espagne grâce à sa stratégie. Il était en pole mais Sebastian Vettel l'a doublé au départ. Les dépassements sont toujours difficiles sur le circuit de Barcelone et une fois deuxième, Hamilton ne croyait plus vraiment à la victoire.

« Les chances de gagner la cette course, dans cette position, derrière une voiture si rapide, étaient très, très faibles, » a expliqué Lewis Hamilton en conférence de presse.

Mercedes a commencé à réfléchir aux solutions pour reprendre l'avantage : « Il était important que Lewis reste proche de Sebastian, » a précisé Toto Wolff, le patron de Mercedes Motorsport, au site officiel de la F1. Hamilton avait 2,741sec de retard au troisième tour, mais il a ensuite pu se rapprocher légèrement. Mercedes s'est concentrée sur la stratégie : « Il a fallu se poser la question de faire l'undercut, » indique Wolff. En d'autres termes, anticiper le premier arrêt pour que Hamilton bénéficie de pneus neufs, et se retrouve en tête quand Vettel passerait aux stands à son tour. C'est finalement Vettel qui s'est arrêté le premier. « Il était réaliste que Ferrari évite l'undercut et fasse l'arrêt de Sebastian, » précise Wolff.

« A partir de là, il était important de voir son évolution dans le trafic. Nous espérions que (Daniel) Ricciardo compliquerait la vie de Seb, mais le rythme de Seb était beaucoup plus rapide et il l'a doublé assez facilement. Nous ne pouvions plus faire grand chose donc nous avons décidé d'allonger le relais de Lewis et d'espérer qu'à la fin de la course il ait des pneus en meilleur état. »

Et pour augmenter cet avantage, Mercedes a décidé de modifier la stratégie : « Nous avons eu une stratégie inversée, prendre les pneus médiums et garder les tendres pour la fin, pour pouvoir attaquer, » explique Wolff. « L'espoir d'attaquer ! »

Mercedes s'est également appuyée sur Valtteri Bottas. Quand Sebastian Vettel a fait son premier arrêt, il a repris la piste derrière le Finlandais et il a eu besoin de plusieurs tours pour le doubler. Même s'il a fait un beau dépassement (vidéo), Vettel savait que cet épisode était mauvais pour sa course : « J'ai perdu énormément de temps donc je n'étais pas si content, parce que la vraie bagarre était avec Lewis, » a indiqué Vettel en conférence de presse.

Le pari qui a tout changé

L'intervention de la voiture de sécurité virtuelle, après l'accrochage entre Stoffel Vandoorne et Felipe Massa, a poussé Mercedes a modifier le timing de sa stratégie. Lewis Hamilton est repassé sur les pneus tendres plus tôt que prévu.

« Ca nous a forcés à repenser notre stratégie, » explique Toto Wolff. « Notre groupe dédié à la stratégie a décidé de faire l'inverse de ce qui était prévu : s'arrêter à la toute fin de la voiture de sécurité virtuelle pour que Sebastian ne puisse pas réagir. »

Hamilton est passé aux stands au moment même où l'interruption de course prenait fin. « Notre timing a été parfait ! » se réjouit Wolff. « Je tire mon chapeau à James (Vowles, le responsable de la stratégie) et à son équipe pour ce coup. »

Pourquoi choisir ce timing ? « Si on s'arrête dans des circonstances normales, la perte est d'environ 21 secondes, avec toutes les voitures qui vont très vites, » explique Wolff. « Mais sous régime de voiture de sécurité virtuelle, chaque voiture va moins vite et la perte dans les stands est plus faible, et c'est là que nous avons gagné du temps. »

Ferrari a vite réagit, mais il était déjà trop tard. Sebastian Vettel avait 7,760sec d'avance un tour avant l'arrêt de Lewis Hamilton. Il s'est arrêté un tour à peine après l'Anglais et il a repris la piste à ses côtés. Il a gardé l'avantage au premier virage, après un petit contact. « J'étais un peu surpris qu'il soit si proche, » a reconnu Vettel sur le podium. Mais Hamilton était désormais dans ses roues, avec les pneus tendres, alors que Vettel avait les médiums : « Je faisais tout ce que je pouvais pour rester devant et j'ai été un peu chanceux parce qu'il y avait toujours une voiture devant pour me donner l'aspiration, mais dès que je me suis retrouvé seul, il m'a facilement dépassé, » précise Vettel. Ce dernier n'a pas pu contenir Hamilton (vidéo) et il a comparé l'Anglais à un « train » par radio.

Au final, le temps perdu derrière Bottas puis dans le deuxième arrêt ont coûté cher à Vettel : « Nous avons perdu beaucoup de temps à nous battre avec Valtteri, nous avons perdu quatre secondes, » a assuré Vettel en conférence de presse. « Puis, je ne sais pas comment, nous avons fait disparaître huit secondes au deuxième arrêt. Si on ajoute les deux, ça fait 12 secondes. »

Une fin de course sous tension

Une fois en tête, Lewis Hamilton n'avait pas la victoire assurée puisque plusieurs paramètres étaient encore incertains. Il fallait garantir que les pneus tendres tiendraient jusqu'à l'arrivée, avec un relais plus long que prévu, et Mercedes ignorait si Sebastian Vettel allait repasser aux stands, pour attaquer à son tour.

« Sous certains aspects, nous savions que nous aurions un avantage en pneus tendres, » précise Toto Wolff. « Nous savions aussi qu'il faudrait les garder jusqu'à la fin, un peu plus de 30 tours, donc nous savions que nous avions notre chance, même si c'était un pari. Nous ne savions pas si Ferrari prévoyait un troisième arrêt pour nous attaquer, donc nous avons essayé d'avoir une avance de deux secondes et demie, pour pouvoir réagir (en faisant aussi un troisième arrêt). »

Ferrari a bel et bien envisagé ce troisième arrêt, en évoquant un « plan C » par radio : « Nous avions une grosse avance sur Daniel (Ricciardo, troisième après l'abandon de Valtteri Bottas) derrière, donc nous pouvions tout faire, » explique Sebastian Vettel. « Il y a eu une grosse conversation pour essayer quelque chose. Nous espérions que Lewis souffrirait avec ses pneus à la fin, mais normalement en fin de course, la piste a beaucoup de gomme et les pneus tiennent longtemps, donc il n'a a eu aucun problème. Nous avons essayé d'attaquer, de rester au contact, mais je n'étais jamais assez proche. »

Hamilton devait attaquer, sans en faire trop : « C'était un pari parce qu'on veut l'écart pour éviter l'undercut (de la part de Vettel) mais on veut aussi faire durer les pneus, » souligne Wolff. « Nous avons eu un travail d'équipe exceptionnel dans la stratégie et dans le pilotage de Lewis ! »

Lewis Hamilton avait-il une chance de gagner sans cette stratégie ? Il en doute, et il s'est totalement reposé sur ses ingénieurs : « Je n'ai pas toutes les informations, ce que les ingénieurs voient dans la stratégie, je n'en sais rien, à part notre stratégie pour les arrêts et ce qu'ils me disent, » indique Hamilton. « Je ne sais pas comment ça se passe, la seule chose que je peux faire, c'est tout donner. »

« Je fais confiance à mes ingénieurs et à mes stratèges et ils ont fait un travail incroyable. Ce qui nous a permis de rester très proches (avant le dépassement du troisième relais), c'est que nous étions décalés sur les pneus. Si j'avais eu les mêmes pneus que lui, ça n'aurait probablement pas été aussi passionnant. »

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)3

mercredi 17 mai 2017 à 12:34 toujours Emile dit : on est en démocratie on a le droit de dire ce que l'on pense, c'est une chialeuse une fiotte,car ce monsieur estimé parce qu'il est 4 fois champion tout le monde doit laisser sa place,il peut insulter Charlie, donc je dégagerait quand j'aurai envie,si t'es pas content tu lis pas

mardi 16 mai 2017 à 23:42 MANFRED91 dit : Vas vomir tes sales insultes homophobes sur d'autres sites. Ce forum est réservé aux fans de F1 et aux passionnés et compte tenu de ton comportement tu n'as pas le niveau requis et tu n'as rien à faire ici. Des gens comme toi sont la honte de ce site.

mardi 16 mai 2017 à 13:08 toujours Émile dit : parce que la chialeuse ( Vettel ) avait les yeux pleins de larmes , cette espèce de fiotte est allé se plaindre que Valteris a fait exprès de le bouchonner