F1 - Les risques poussent à annuler les essais

F1 - Les essais de pneus annulés en raison des craintes pour la sécurité

Suite à trois attaques subies par des membres des équipes et de Pirelli près d'Interlagos, des essais de pneus prévus cette semaine ont été annulés.

McLaren devait rester à Interlagos mardi et mercredi, avec Stoffel Vandoorne et Lando Norris, pour tester des pneus Pirelli en vue de la saison 2018. Suite au vol à mains armées subi par des membres de Mercedes vendredi, puis par une tentative subie par des membres de Sauber vendredi, c'est Pirelli qui a été attaquée dimanche. Face aux craintes autour de la sécurité, les essais ont été annulés.

« Suite à une tentative de vol, neutralisée par la sécurité de Pirelli, sur un van de Pirelli sur le circuit dimanche, et suite à des faits similaires vécus par d'autres équipes, nous avons décidé d'annuler les essais de pneus prévus le mardi 14 et le mercredi 15 sur le circuit brésilien avec McLaren, » indique Twitter sur Twitter « La décision, prise en accord avec McLaren, la FIA et la Formule 1, est dans l'intérêt de la sécurité du personnel, celui de McLaren et le nôtre, qui aurait participé aux essais. »

McLaren jugeait aussi les essais trop dangereux : « La sécurité de nos membres a toujours été notre priorité, et vu les événements récents, c'était un risque inutile de maintenir (les essais), » précise l'équipe anglaise.

Des essais avaient été organisés le mardi et le mercredi à Mexico, avec Charles Leclerc dans la Sauber et Alfonso Celis dans la Force India.



Les attaques surviennent tous les ans

Les différentes attaques subies par les équipes ce week-end mettent une nouvelle fois en lumière les problèmes de sécurité à Sao Paulo. D'autres attaques ont eu lieu des dernières années. En 2010, des membres de Sauber et la voiture de Jenson Button avaient subi une agression.

« Le plus frustrant, c'est que je suis en Formule 1 depuis 10 ans et chaque année, cela arrive à quelqu'un dans le paddock, et cela se produit encore, » a déclaré Lewis Hamilton à ESPN. « Je suis sûr que le gouvernement se bat contre ce problème, mais il aurait peut-être fallu mettre en place des protocoles pour aider, comme à Mexico par exemple, et là ce n'était pas le cas. »

Le circuit appartient actuellement à la municipalité de Sao Paulo. Elle devrait le vendre dans les prochaines semaines. Des services de sécurité privés pourraient donc être amenés à encadrer le circuit.

Concernant Mexico, la sécurité avait notamment été renforcée autour d'Esteban Ocon, touché par des menaces de mort sur les réseaux sociaux, en raison de sa rivalité avec Sergio Pérez, le héros local.

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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