Publié le 03/01/2018 à 18:37

Rolex Explorer, la bonne à tout faire

Rolex Explorer Bâle 2017 39 mm avec calibre 3132 automatique

L'Explorer, c'est le couteau suisse de Rolex. Sportive, élégante, étanche, facile à porter, intemporelle, robuste : cette trois aiguilles est presque parfaite.

Parlons de suite des choses qui fâchent. Oui, la Rolex Explorer est chère (6.000€). Surtout si on considère le peu de complications qu'elle embarque. Pourquoi la mettre en avant alors ? Pour la même raison: c'est l'Explorer. Pour les non initiés, ce modèle, lancé en 1953, doit son nom à l'ascension à laquelle il prit part : celle de l'Everest. Enfin pas vraiment puisque lorsque Sir Edmund Hillary et son sherpa Tensing Norgay atteignirent le toit du monde, la montre qui les accompagnait était une Oyster Perpetual.

Rolex sentant tout le potentiel en communication résultant de cet exploit, ce ne fut que quelques mois plus tard que l'Explorer vit le jour. Le cahier des charges fut dicté par la robustesse : un bracelet en acier et une étanchéité garantie à la fois par le fond vissé du boîtier (oyster en anglais signifie huître) et la couronne Twinlock. Voici pour le chapitre historique. Au fil des ans, ''l'Explo'' a perdu ses index peints pour des appliqués. En 2010, elle forcit de 36 à 39 mm et s'attire les foudres des puristes. La cause : les aiguilles n'avaient pas grandi et se retrouvaient éloignées du chemin de fer. Depuis 2016, le mal est réparé.

Certification chronomètre

Cette Rolex emmène un calibre 3132, élaboré et assemblé chez Rolex. Sur le cadran noir, une mention attire l'oeil : ''Superlative Chronometer Officially Certified''. Les normes de précision de la maison suisse vont au-delà de celles du COSC. Ainsi, l'Explorer a une tolérance de plus ou moins 2 secondes/jour, pour une réserve de marche de 48 heures. Même s'il n'est pas exposé à travers un fond transparent, le mouvement n'en oublie pas pour autant d'être savamment construit. Le spiral du balancier est en Parachrom, un alliage amagnétique qui évite ainsi que ce fin ressort se retrouve collé. Les aiguilles et les index sont couverts de Chromalight, une matière luminescente d'un bleu soutenu particulièrement efficace dès que la nuit tombe. Comme toujours lorsqu'il s'agit de Rolex en acier, ce dernier est du 904L et non du 316 habituellement utilisé par la concurrence. Particularité de cet inox : il est encore moins sensible à la corrosion.

L'essence de la polyvalence

Cela ressemble a un argument purement marketing mais c'est oublié un peu vite que les Rolex, en dépit de leur tarif, sont des montres qui ''vivent'' et que Submariner, Daytona et Explorer accompagnent souvent leur propriétaires dans les pires conditions. La finition de cette dernière est sans faille, avec une alternance de poli (lunette, flancs) et de brossé (bracelet, cornes) parfaitement maîtrisée. Le bracelet, avec ses ''end links'' et son fermoir de sécurité résistera à une utilisation intensive.

La boucle dispose d'un maillon magique, baptisé Easylink, qui permet, sans outil, d'agrandir le tour de poignet de 5 mm. Etanche, sobre, costaude, portable en toute occasion (que cette dernière soit sportive ou professionnelle), particulièrement ergonomique avec son fond bombé confortable et, avant tout, ultra précise, l'Explorer a tout de la montre sur laquelle on ne se retourne pas... mais qu'on peine à ôter.

Photo de Sylvain Vétaux

posté par :
Sylvain Vétaux

Réagissez