Publié le 31/05/2018 à 09:04

F1 - Les pneus sont-ils trop tendres ?

F1 - Débat autour des pneus après Monaco

Les pilotes ont dû beaucoup gérer les pneus à Monaco. Daniel Ricciardo pense que cela était dû au tracé, plus qu'aux gommes de Pirelli.

Les pneus hyper-tendres (roses) ont fait leurs débuts à Monaco. Dès les essais, les pilotes ont constaté que leur dégradation était rapide et cela s'est confirmé en course. Les leaders, parti avec ces pneus, se sont arrêtés très tôt, et ils ont basculé sur les super-tendres. Encore une fois, la dégradation a été rapide, mais les pilotes ont gardé ces pneus jusqu'à l'arrivée.

Par radio, Lewis Hamilton s'est plaint de l'état de ses pneus. Les pilotes devaient préserver leurs pneus et il ne pouvaient pas attaquer, ce qui peut laisser penser que les pneus se dégradaient trop vite. Daniel Ricciardo, vainqueur de la course, reste satisfait des pneus. Il pense surtout que les pilotes n'ont pas fait un deuxième arrêt parce qu'ils auraient perdu des places et que l'avantage de performance apporté par les pneus neufs n'aurait pas été suffisant pour remonter dans le classement, sur un circuit où les dépassement sont difficiles.

« Sur un autre circuit (...), cela aurait probablement été une course à deux arrêts, » a expliqué l'Australien en conférence de presse. « En nous arrêtant tôt, nous pensions que ça serait peut-être une course à deux arrêts, mais nous avons pu contrôler le rythme. »

Ricciardo pouvait se permettre de préserver ses pneus, avec en plus un manque de puissance, sans risquer de perdre la première place : « Vu que c'est un circuit étroit, on peut rouler lentement. A certains moments, j'assurais vraiment, mais ce circuit permet vraiment de le faire parce que c'est dur de doubler. Je ne pense pas que j'aurais pu conserver un rythme de ce genre à Montréal. »

« Je pense que ça tient plus au circuit, mais je suis content d'avoir encore les hyper-tendres (à Montréal). »

Vettel ne s'exprime pas, Hamilton semble mécontent

La question semble sensible pour d'autres pilotes. Lorsqu'il gérait les droits commerciaux, Bernie Ecclestone avait demandé aux pilotes de ne pas critiquer Pirelli et cette consigne semble toujours en vigueur.

Interrogé également sur le sujet, Sebastian Vettel n'a pas souhaité s'exprimer : « Je ne veux pas répondre, » a indiqué le pilote Ferrari.

Lewis Hamilton n'a pas non plus trop voulu s'exprimer, en précisant seulement qu'il devait « probablement assurer à partir du sixième tour ». Une situation qu'il n'a visiblement pas apprécié : « Littéralement assurer, » a-t-il ajouté. « Donc ce n'était pas vraiment de la course. »

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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