L'Aston Martin DBS Superleggera (2018) à l'essai

VIDEO. Sport Auto a essayé la DBS Superleggera, dernière "Super GT" d'Aston Martin. Ferrari devrait-il s'inquiéter ?

Avec la DBS Superleggera, Aston Martin vise ouvertement la Ferrari 812 Superfast. Au menu : un gros V12 turbo, une silhouette sculpturale, et des performances de TGV. Suffisant pour détrôner la reine de Maranello? Notre essayeur Sylvain Vétaux a pu se glisser dans le baquet de l'anglaise pour s'en assurer.

> Découvrez la vidéo de notre essai de l'Aston Martin DBS Superleggera

Ça pousse très fort !

Le premier choc, c'est bien le moteur. Même si avec ses deux turbos elle perd forcément en sonorité par rapport à la Ferrari, elle se rattrape en force de frappe : avec 92 mkg de couple disponibles dès 1.800 tr/min (72 mkg pour la Ferrari), l'Aston pousse très fort.

Mais il faut bien ce moteur très plein pour emmener le coupé 2+2 : avec 1.693kg annoncés à sec, la DBS n'a de Superleggera que le nom. Un poids que l'on ressent : l'Aston Martin reste une GT, certes très performante, mais pas une sportive.

Trop proche d'une DB11

On peut aussi regretter que la DBS soit si proche de la DB11 : l'intérieur est une copie presque conforme, le châssis est le même (avec des liaisons au sol revues), et le moteur reste bien le même V12, avec des turbos qui soufflent plus fort. Difficile de lutter contre la Ferrari en terme d'exclusivité.

Elle se rattrape en revanche sur le style, très spectaculaire avec cette calandre béante, ces larges hanches et des traits effilés. Bref, une très belle super GT, dotée d'un extraordinaire V12, capable d'aller chercher les meilleures productions de Maranello, du moins en terme de performances.

La DBS Superleggera est aussi moins chère que la Ferrari, puisqu'elle est disponible à partir de 277.306€, contre 295.948€ pour l'italienne.

Photo de Clément Raoul-Réa

posté par :
Clément Raoul-Réa

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