F1 - Force India : Un candidat au rachat mécontent

F1 - Uralkali déçue du processus de vente de Force India

Uralkali, une entreprise dirigée notamment par Dmitry Mazepin, s'étonne que son offre de rachat de Force India n'ait pas été assez étudiée.

Force India a été revendue à un consortium mené par Lawrence Stroll, le père de Lance Stroll. Il n'était pas le seul père de pilote à vouloir racheter l'équipe. Dmitry Mazepin, père de Nikita Mazepin, pilote de développement de l'équipe, faisait aussi partie des candidats via Uralkali, une entreprise de l'industrie chimique. Dmitry Mazepin est Président adjoint du conseil d'administration d'Uralkali et Président d'Uralchem, l'un de ses actionnaires.

Uralkali a publié un communiqué de presse pour manifester son étonnement face à la procédure de revente de Force India. L'équipe a été placée en redressement judiciaire et cinq offres auraient été faites. Uralkali estime que la sienne n'a pas reçu l'attention nécessaire.

« Uralkali estime que le processus mené par l'administration de Force India Formula One Limited n'était peut-être pas dans l'intérêt des créanciers et des actionnaires de Force India, et du championnat dans son ensemble, » indique l'entreprise dans un communiqué.

Uralkali précise avoir déposé son offre de rachat le 3 août, avec un plan d'investissement sur cinq ans. L'administrateur a demandé plusieurs garanties qu'Uralkali jugeait impossible à apporter dans le temps imposé. Uralkali reproche aussi à l'administrateur de ne pas avoir répondu aux appels et aux e-mails envoyés.

Le cabinet se défend

FRP Advisory, le cabinet chargé de trouver un repreneur à Force India, assure que toutes les procédures ont été respectées durant l'analyse des différentes offres.

« Tous les candidats au rachat ont eu une chance égale de proposer la meilleure offre pour Force India, » assure le cabinet dans un communiqué.

Les nouveaux propriétaires de Force India n'ont encore annoncé aucun de leurs projets, que ce soit pour le nom de l'équipe ou ses pilotes, mais des offres d'emploi pour des ingénieurs sont apparues sur son site.

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)3

jeudi 23 août 2018 à 12:53 Alain dit : Juju, tout à fait d'accord, je dis moi-même que ça a toujours existé et ça continuera. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne doit pas s'en offusquer et trouver ça moche. Etre pilote payant, comme tu l'indiques, n'est pas une tare en soi, si le talent suit (les noms que tu cites), auquel on peut plus récemment ajouter Alonso, qui... est une locomotive qui ne vient jamais sans tender (Santander) :-)... mais toujours avec talent

mercredi 22 août 2018 à 11:01 Juju dit : La F1 et la notion de justice n'ont rien à voir. C'est un sport-buisness (comme tous les autres), ça l'a toujours été. Par ailleurs, il y a eu beaucoup de pilotes "payant" à leurs débuts qui ont fait des merveilles (Lauda, De Angelis, De Portago, De Cesaris et Alboreto soutenus par le comte Zanon etc...).

mercredi 22 août 2018 à 09:42 Alain dit : Stroll, Mazepin, Ericsson voire Sirotkin achètent leurs volants d'une manière ou d'une autre. ça a toujours existé et existera toujours. Ce qui ne doit pas nous empêcher de le dénoncer. Que des talents réels et confirmés par des titres en catégories inférieures comme Vandoorne, Ocon ou Giovinazzi, pour n'en citer que quelques-uns aient du mal à avoir ou conserver leur place en F1 est anormal quand on voit que ces 4 là y sont. Formule un ou Formule unjuste ?

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