F1 - La légalité des roues de Mercedes confirmée

F1 - Les roues des Mercedes sont bien légales

Les commissaires de Mexico ont confirmé la légalité des roues de Mercedes. Ils estiment que le concept n'a pas une influence sur l'aérodynamique.

Les roues arrière des Mercedes font débat depuis plusieurs courses. L'équipe a placé des spacers pour réduire la température entre l'essieu et la roue, sous la forme d'ouvertures et de rainures. La légalité de cet élément a fait débat, en raison de son influence sur l'ensemble de l'aérodynamique. Le règlement interdit les éléments aérodynamiques mobiles et il fallait donc définir si ce concept en était un.

Mercedes a demandé une clarification à la FIA après Suzuka. Le département technique de la fédération a répondu qu'il pensait que les roues étaient conformes, mais cet avis n'a pas de valeur légale, puisque seuls les commissaires de course et la Cour d'Appel Internationale peuvent offrir une interprétation officielle. Pour éviter une polémique, Mercedes a refermé les ouvertures pour la course d'Austin. Afin d'avoir une réponse définitive, l'équipe a demandé aux commissaires de Mexico de se prononcer à leur tour sur la façon dont le règlement est appliqué et sur la conformité de ses roues. Ils ont estimé que la solution de Mercedes est bien légale.

« Pour déterminer si les ouvertures peuvent avoir une influence aérodynamique, il faut étudier leur taille, leur forme et leur fonction, » précisent les commissaires. «  De petites ouvertures auront tendance à avoir principalement une fonction de refroidissement, et même si le refroidissement peut par moment être considéré comme un aspect de la performance aérodynamique, nous estimons que le refroidissement dans des zones très localisées (comme dans ce concept) peut être toléré. »

Dans le cas de Mercedes, les commissaires estiment que le spacer remplit son rôle, et que la nature mobile de la roue ne rend pas cet élément illégal, même s'il influe sur l'aérodynamique : « Le fait que le spacer soit en rotation est inhérent à sa fonction, » souligent-t-il.

Des ouvertures plus grandes pourraient être interdites

L'affaire ne s'arrêtera peut-être pas là. Les commissaires ont précisé que le jugement n'est valable que pour le concept qui leur a été présenté à Mexico et que si des changements sont faits, l'interprétation pourrait changer.

« Nous nous réservons (le) droit de nous prononcer sur des géométries alternatives, et de revoir cette opinion si (par exemple) le spacer devait dépasser sa fonction primaire (celle d'un spacer) et si les ouvertures était assez imposantes pour avoir un effet aérodynamique plus significatif, » expliquent-t-il.

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)1

vendredi 26 octobre 2018 à 11:19 ah!tipik dit : Une photo de face aurait été plus explicite.