IndyCar - Les incroyables déboires de McLaren

IndyCar - L'incroyable série de déboires de McLaren à Indianapolis

McLaren a payé son manque de préparation dans les qualifications des 500 miles d'Indianapolis, après une étonnante série de déboires.

McLaren a connu une immense déconvenue dans les qualifications des 500 miles d'Indianapolis. Arrivée avec l'objectif de gagner la course, l'équipe n'a pas réussi à se qualifier. Fernando Alonso a été le premier éliminé et l'équipe reconnaît qu'elle a mal préparé l'épreuve.

« Je ne pense pas que nous avons été arrogants, je pense que nous avons manqué de préparation, » a déclaré Zak Brown, le directeur général de McLaren, à AP. « Nous ne méritons pas de disputer la course et c'est de notre faute. »

Brown évoque une série de problèmes dès les premiers essais, au Texas en avril. Une semaine auparavant, en préparant la monoplace, l'équipe a découvert qu'il lui manquait... le volant. L'équipe voulait concevoir le sien mais elle a manqué de temps de développer. Zak Brown a dû lui même trouver un volant, auprès de Cosworth, qui en fournit aux équipes, mais le fabricant était alors à cours de pièces. « Zak Brown ne devrait pas courir partout pour un volant, » déplore l'Américain.

McLaren a acheté sa voiture auprès de Carlin, qui n'a pas fourni une voiture dans la bonne teinte d'orange. Ce problème s'est encore manifesté la semaine dernière, puisque le châssis de secours n'était pas sur place mais dans l'atelier de peinture, à une demi-heure du circuit. C'est visiblement pour cette raison qu'après son accident de mercredi, Alonso a perdu toute la journée du jeudi, alors que d'autres équipes parvenaient à réparer leur voiture en quelques heures.

« Nous avons été lents, » a reconnu Alonso à l'IndyStar. « Juncos a eu un accident (le vendredi) et ils étaient prêts à 6h (du matin). C'est impressionnant. Nous avons été un peu lents dans tous les domaines. »

Les préparatifs ont également été marqué par des soucis électriques, lors des essais du mois d'avril à Indianapolis, et encore lors de la première journée la semaine dernière.

Carlin également en cause ?

Plusieurs choix de McLaren pour cette édition des 500 miles font débat. En 2017, l'équipe s'était associée à Andretti, l'une des meilleures formations de l'IndyCar, et à Honda. La voiture était préparée et engagée par Andretti. Cette année, McLaren a monté sa propre structure, en s'appuyant sur Carlin.

Sur les quatre voitures préparées par Carlin, un seule, celle de Charlie Kimball, s'est qualifiée. Max Chilton et Patricio O'Ward n'ont également pas passé le cut. « Il est évident qu'ils n'étaient pas en mesure de faire rouler trois voitures et de nous assister, » a reconnu Brown à AP.

L'Américain estime cependant que son partenaire n'est pas responsable des soucis de l'équipe : « McLaren est totalement responsable de son manque de réussite, » souligne Brown dans l'IndyStar. « Nos soucis ne sont pas ceux de Carlin. Le problème de volant (au Texas), ils nous en fourni un et il n fallait un de rechange etc. Tous ces soucis n'étaient pas ceux de Carlin. »

McLaren a confirmé le départ de Bob Fernley, en charge du programme en IndyCar. L'ancien patron de Force India avait été recruté uniquement pour ce projet.

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)1

mardi 21 mai 2019 à 20:07 leon dit : Et Alonso a mal piloté à Indy .

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