F1 - Le droit de veto de Ferrari fait débat

F1 - Ferrari reste attachée à son droit de veto

Ferrari espère conserver son droit de veto sur les règlements en 2021. Williams, Red Bull et Renault s'y opposent.

Lors des discussions sur les règlementations techniques, Ferrari dispose d'un droit de veto. Alors que le règlement 2021 est en discussion, avec une volonté de la F1 de garantir une meilleure équipé, ce droit de veto pourrait être remis en question mais Mattia Binotto, le patron de la Scuderia, pense qu'il faut le maintenir.

« Le droit de veto est important pour Ferrari, » a déclaré l’Italien en conférence de presse à Barcelone. « Je pense que c’est important pour la F1 dans son ensemble, parce que dans un sens, cela protège toutes l’équipes de décisions qui pourraient être contre l’esprit (de la F1) et l’intérêt des équipes. »

« Nous avons commencé à en discuter avec la FIA et la F1. Je pense que cela ne se passe bien et nous espérons conserver les mêmes droits. »

Williams et Red Bull s'opposent à ce droit de veto

Ce droit de véto dévolu Ferrari fait cependant débat. Claire Williams s'y oppose et elle estime que les équipes ne devraient pas avoir une si grande influence sur les règlements.

« Sincèrement, je trouve ça ridicule, » a déclaré la patronne adjointe de Williams en conférence de presse à Monaco. « J’ai un souci avec notre championnat de toute façon, je le trouve beaucoup démocratique. Je le dis sincèrement. Je sens que la F1 et la FIA devraient avoir un plus grand rôle dans les règlements. C’est trop collégial, ce qui est nuisible quand nous avons tous nos objectifs. Nous devons regarder la viabilité de ce championnat à l’avenir, le protéger, et protéger son véritable ADN. Avec ce comité, je trouve cela très difficile. Et je ne pense vraiment pas qu’une équipe devrait avoir un droit de veto. Pour moi, cela n’a aucun sens. »

- Comment sont prises les décisions

Christian Horner estime de son côté que ce droit de veto est « d’un autre temps » : « D’après ce que je sais, le droit de veto a été mis en place il y a des années, pour stopper des changements de règlements, » se souvient le patron de Red Bull. « Ferrari avait des V12, ils ne voulaient pas que ce soit interdits, (...) parce que tous les garagistes britanniques arrivaient dans le championnat. Mais c’était dans les années 1960 et les choses ont évidemment évolué. Si je ne me trompe pas, je pense que le droit de veto revient à la plus ancienne équipe, pas spécifiquement Ferrari, mais ils sont l’équipe la plus ancienne. »

Il rejette l’argument de Binotto qui y voit une protection des équipes : « Au final, ils représentent Ferrari, » estime Horner. « Si on repart d’une feuille blanche, cela a probablement du sens de l'enlever et comme Claire l’a dit, d’avoir les mêmes règles pour tout le monde. »

Cyril Abiteboul estime aussi qu'il serait naturel que Ferrari perde son droit de veto : « Nous reconnaissons la valeur particulière de Ferrari dans le championnat, qui peut peut-être se refléter dans les accords commerciaux et pas dans la gouvernance, » explique le Français.

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

Réagissez