F1 - Pénalité : Retour sur les anciens incidents

F1 - Retour sur incidents similaires à celui de Sebastian Vettel

Retour sur des incidents qui se rapprochent de celui de Sebastian Vettel à Montréal, dont un où il défendait le pilote situé derrière.

La pénalité de Sebastian Vettel à Montréal fait polémique et Ferrari continue à étudier de possibles recours. L'Allemand a perdu la victoire en raison d'une pénalité de cinq secondes, infligée après un passage dans l'herbe au virage 3 et un retour devant Lewis Hamilton (vidéo).

Quelles sont les infractions reprochées à Vettel ? Les commissaires en ont noté deux dans leur décisions : « (Vettel) est sorti de la piste au virage 4, il est revenu sur la piste d'une manière dangereuse et il a obligé (Hamilton) à passer hors de la piste, » ont expliqué les commissaires. « (Hamilton) a dû faire une manoeuvre d'évitement pour éviter un accrochage. »

Les commissaires ont donc estimé que Vettel aurait pu reprendre la piste avec plus de prudence et qu'il aurait pu éviter d'obliger Hamilton à dépasser la ligne blanche, qui marque la limite de la piste.

Suzuka 2018, la même sanction

Un incident similaire s'est déroulé à Suzuka l'an dernier. Max Verstappen est sorti de la piste à la dernière chicane à la fin du premier tour et en revenant sur le circuit, il a eu un contact avec Kimi Räikkönen. Il a reçu une pénalité de cinq secondes, comme Vettel à Montréal, et les commissaires estimaient également que le retour de Verstappen en piste était dangereux.

A chaque fois, les commissaires ne se sont pas prononcés sur la volonté des pilotes de défendre leur position, qui peut apparaître différente dans les deux incidents. La différence estt qu'il y a eu un contact dans l'incident de Suzuka, mais les commissaires ont estimé que l'infraction était la même.

Déjà, la sanction était contestée. Verstappen estimait que sa pénalité était injustifiée et même Räikkönen la jugeait sévère. « Je sais que parfois, quand on revient sur les vibreurs, c'est un impossible de faire tourner la voiture parce qu'on rebondit (sur les vibreurs), » expliquait le Finlandais.

De son côté, Vettel considérait qu'un pilote ne devait pas obliger un rival à faire une manoeuvre d'évitement : « (Verstappen) est hors de la piste et il revient, » avait déclaré le pilote Ferrari à Crash.net. « Si Kimi roule normalement, ils se percutent. Ce n'est pas toujours à l'autre de s'écarter. »

Des différences avec l'accident de Monaco

Daniel Ricciardo s'est étonné de la pénalité de Montréal puisqu'en 2016 à Monaco, Hamilton n'avait pas été sanctionné pour une manoeuvre qu'il juge identique. Hamilton, alors leader, était passé hors piste à la chicane du port, sur une piste glissante. Il était resté devant Ricciardo et il n'avait pas reçu de pénalité.

A l'époque, l'incident avait fait polémique. Les commissaires s'étaient penchés sur la manoeuvre. Ils n'avaient pas étudié le retour en piste de Hamilton et s'étaient uniquement penchés sur sa défense face à RIcciardo. Ils avaient estimés que l'Anglais avait laissé suffisamment de place à son rival.

« La voiture (de Hamilton) a laissé la place pour une voiture entre la sienne et la limite de la piste, » indiquait la décision des commissaires.

Le pilote Mercedes avait laissé plus de place à Ricciardo que Vettel ne lui en a laissé au Canada. Dimanche, Vettel a lui-même mis deux roues sur la ligne blanche et Hamilton a dû la dépasser, pour rouler sur le vibreur situé dans le dégagement. A Monaco, la limite de la piste est manifestée par un rail de sécurité et un incident identique n'est donc pas possible.

Alexander Wurz, président du GPDA, l'association des pilotes a pris parti pour Vettel mais il estime que les comparaisons avec des incidents du passé doivent être maniées avec précaution : « Chaque situation est différente parce qu'il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte, » a-t-il souligné auprès de la BBC.

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)2

samedi 15 juin 2019 à 09:41 many dit : C’est de l’arnaque cet article, qu’est-ce qu’on doit en comprendre, que Mercedes n’a jamais de pénalité même quand ils le méritent ??? Qu’ils ont les faveurs de la FiA??? Car à Monaco contre Riccardio, Hamilton devait l’avoir la pénalité il l’a serré dans le mur, et l’excuse qu’ils trouvent contre Vettel sert juste à se justifier d’eux même. Bref

vendredi 14 juin 2019 à 19:49 jeff68 dit : messieurs les commissaires prenez place dans un F1 biplace et je pense que vous ferez dans votre pantalons!. alors arrêtez de pénaliser l'un ou l'autre , c'est ce qui rend les courses intéressantes.