24H du Mans - La Toyota N°7 piégée par un capteur

24H du Mans - La Toyota N°7 a perdu la victoire à cause d'un capteur

La Toyota N°7 a perdu les 24 Heures du Mans à cause d'un capteur qui donnait une mauvaise information. Fernando Alonso estime qu'il ne mérite pas la victoire.

La Toyota N°7 (Conway/Kobayashi/Lopez) a longtemps mené les 24 Heures du Mans mais José-Maria Lopez a dû passer deux fois aux stands à une heure de l'arrivée, à chaque fois à cause d'une crevaison, ce qui a donné la victoire à la N°8 (Buemi/Nakajima/Alonso).

Toyota a révélé qu'un souci de capteur est à l'origine des deux passages aux stands. L'équipe pensait que le pneu avant-droit était crevé mais ce n'était pas le cas. « Il y a eu une crevaison détectée par les capteurs de la voiture, » a expliqué Pascal Vasselon, le directeur technique de Toyota, à Sportscar365. « Ils ont détecté le mauvais pneu, ils ont dit à l'équipe que c'était l'avant-droit, mais c'était l'avant-gauche. »

Pour éviter de perdre du temps, Toyota n'a changé que les pneus sur le côté droit... Et Lopez a donc repris la piste avec la crevaison à l'avant-gauche. « Quand ils sont repartis, nous avons immédiatement réalisé que le pneu crevé était toujours sur la voiture, » explique Vasselon. « C'est pour cela que le deuxième tour a été long. »

Alonso estime qu'il ne méritait pas de gagner

Fernando Alonso, Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima s'imposent pour la deuxième année consécutive... mais ils ont conscience qu'ils ont été chanceux. Alonso estime que la N°7 méritait de s'imposer.

« Cette victoire n'était absolument pas attendue, » reconnaît l'Espagnol sur le site officiel des 24H du Mans. « Nous n'avions pas le rythme pour gagner. Nous ne méritions pas de nous imposer en piste, mais la chance a joué un rôle décisif. Qu'est-ce que l'on peut faire dans ce cas ? J'ai connu de tels moments moi-même, en 2007 avec McLaren, encore 2011 et 2012 avec Ferrari quand arrive le dernier moment et que vous n'êtes pas capable de finir le travail. La course choisit son vainqueur. »

Le problème de la N°7 rappelle à Sébastien Buemi son abandon en toute fin de course en 2016, avec Kazuki Nakajima et Anthony Davidson, alors qu'ils menaient : « Ce qui arrive aujourd'hui est dur, ça fait mal, » précise le Suisse sur le site des 24 Heures du Mans. « Je me souviens en 2016, avec Kazuki, c'était vraiment compliqué. C'est la course et je prends cette victoire mais je suis désolé pour eux. »

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)2

lundi 17 juin 2019 à 08:43 a:tipik dit : Heureusement qu'il n'y avait personne pour les concurrencer sinon c'était une nouvelle déculottée comme en 2016.

dimanche 16 juin 2019 à 19:53 CHAPARRAL dit : C'est pourtant simple : Le fil rouge sur le bouton rouge (gauche ) ,le fil vert sur le bouton vert (droit ) !