F1 - Hamilton pouvait-il battre Leclerc à Spa ?

F1 - Lewis Hamilton pouvait-il battre Charles Leclerc en Belgique ?

Lewis Hamilton est revenu sur Charles Leclerc à Spa. Aurait-il pu prendre l'avantage avec une stratégie différente ?

Lewis Hamilton pouvait-elle battre Charles Leclerc à Spa ? Le Monégasque a dominé l'ensemble du week-end mais Hamilton est revenu dans ses roues dans les derniers tours, et il y avait moins d'une seconde d'écart à l'arrivée. Dans le premier, l'écart a atteint 4''930. Hamilton a changé de pneus un tour après Leclerc et l'arrêt a été long, en raison d'un souci pour fixer la roue arrière-gauche, et il s'est retrouvé à 7''067 de son rival. Il a dû doubler Sebastian Vettel. La manoeuvre a pu le ralentir mais Hamilton a repris 0''317 à Leclerc dans le tour où il a pris l'avantage sur l'Allemand. Il a pu revenir au contact du leader en fin de course.

« Il était très près d'être en positon de tenter un dépassement, mais la course a été un peu trop courte pour nous, » indique Andrew Shovlin, le responsable de l'ingénierie de Mercedes, dans une vidéo publiée par l'équipe. Hamilton aurait-il eu plus de chances avec une autre stratégie ? « Lewis a changé de pneus un tour après Leclerc, » rappelle Shovlin. « A cet instant, puisque Lewis était en piste avec des pneus plus usés, cela lui faisait perdre du temps. Leclerc était en pneus neufs et il a pu augmenter son avance pendant que nous étions en piste. Et cela a augmenté l'écart que Lewis devait combler. »

« La grande question est de savoir si (un arrêt) un ou deux tours avant nous aurait donné une meilleure chance de dépassement. Nous aurions certainement été plus proches en piste, mais nos pneus se seraient autant usés que ceux de Leclerc. Nous aurions eu des pneus plus usés, nous aurions eu un peu moins de performances, donc c'est difficile d'apporter une réponse, mais comme toujours, quand ce que l'on fait ne fonctionne pas, on se dit toujours que l'on aurait pu faire les choses un peu différemment. »

Hamilton aurait-il eu des chances ?

Lewis Hamilton a passé la ligne d'arrivée 0''981 derrière Charles Leclerc et il aurait probablement eu droit au DRS si la course avait fait un tour de plus. Mercedes n'est pas certaine que cela aurait suffi pour tenter un dépassement.

« C'est très dur de dire si Lewis aurait ou besoin d'un ou deux tours de plus pour doubler Leclerc, parce que la Ferrari était très rapide en ligne droite, » estime Shovlin. « Et nous avions vu que si nous n'étions pas à cinq ou six dixièmes en sortant du premier virage, nous ne pouvions pas tenter un dépassement. L'autre élément est que nous arrivions dans le trafic. Parfois, cela peut aider la voiture de tête, qui peut avoir le DRS, et parfois, cela peut casser sa dynamique. Cela peut devenir plus difficile. Donc c'est très dur à dire mais le fait est que la course a duré 44 tours, que nous n'avons pas eu assez de temps et bravo à Charles pour la victoire. »

Ces 44 tours n'ont cependant pas été 44 tours de course. La voiture de sécurité était présente en piste dans les quatre premières boucles, durant lesquelles les pilotes ont pu préserver les pneus, ce qui a eu une influence sur toute la course : « Si nous n'avions pas eu la voiture de sécurité au départ, si la course avait fait quatre tours de plus, nous aurions peut-être eu la distance (nécessaire) pour que les pneus (de Leclerc) se dégradent et nous aurions peut-être pu réussir un dépassement, » estime Shovlin.

Mercedes avait anticipé ce scénario

Dès le premier relais, Mercedes pensait que Lewis Hamilton reviendrait au contact Charles Leclerc en fin de course, grâce à l'analyse de la dégradation des pneus dans les top teams mais aussi en suivant l'évolution des pilotes qui avaient déjà les gommes médiums.

« Nous nous attendions à ce que Lewis puisse revenir rapidement sur Charles en fin de course, » explique Shovlin. « Nous le savions parce que nous avions les données du premier relais, qui permettaient de calculer la dégradation des pneus. Nous regardions aussi les autres voitures en pneus médiums, pour voir leur dégradation, et nous savions qu'il serait proche pendant un ou deux tours. Mais nous ne pouvons jamais anticiper si des tours mèneront à un dépassement. Malheureusement, cela n'a pas fonctionné mais nous savions que ce serait assez serré. »

Mercedes savait aussi que Valtteri Bottas ne pourrait pas revenir et l'équipe a préféré assurer sa troisième place : « De la même façon que nous avions pu anticiper que Lewis reviendrait sur Charles en fin de course, nous avons pu anticiper que Valtteri ne serait pas dans cette lutte, » précise Shovlin. « Il était trop loin quand il a commencé à réduire l'écart. Pour cette raison, à cinq ou six tours de la fin, vous avons pu nous entendre lui dire de mettre des modes différents sur son moteur. Ce mode avait un allumage moins agressif et il préservait le moteur, pour être sûr de ne pas mettre une pression inutile. »

Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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Commentaire(s)5

mercredi 04 septembre 2019 à 21:13 hmmm dit : @tifosi, Je ne vois pas ce que VET vient faire la dedans... Hormis le fait qu'ils n'ont pas parlé du temps que HAM à perdu derrière VET, je trouve l'analyse pertinente et intéressante. Il ne s'agit pas que du "si la course aurait duré 1 ou 2 tours de plus, mais une simple interrogation sur un fait de course. Enfin, les vrais amateurs comprendront...

mercredi 04 septembre 2019 à 18:35 tifosi13 dit : La course c était 44 tours , combien de fois vettel nous a fait le coup par le passé à dire qu il lui manquait 1 ou 2 tours c est un article qui parle pour parler

mercredi 04 septembre 2019 à 16:29 Jolasoie dit : Se que je trouve bizarre, c'est que Mercedes, avec des performances plus élevés, ont toujours les pneus du 2ème relais, bizarrement mieux préserver que la concurrence, a croire qu ils sont un peu plus épais

mercredi 04 septembre 2019 à 15:28 hmmm dit : @Juju, Effectivement ! Comment ont-ils pu oublier ce point important dans l'analyse?

mercredi 04 septembre 2019 à 14:49 Juju dit : Sans oublier que Sebastian Vettel a réussi à contenir quelques temps Lewis Hamilton, ce qui a aussi aidé Charles Leclerc à augmenter l'écart.