Publié le 19/11/2019 à 12:53

Ferrari Roma (2020) : la meilleure des GT ?

Ferrari Roma (2020) : quels atouts face aux autres GT polyvalentes ?

Avec la Roma, Ferrari revient sur un segment devenu très concurrentiel. A-t-elle de quoi s'y faire une place ?

En termes de réputation et souvent de produits, Ferrari règne depuis longtemps en maître sur le marché des voitures de sport, ouvrant des niches et dictant les tendances d'un geste du pouce que la concurrence suit avec attention. Par exemple, la gamme Super Series de McLaren est venue grappiller quelques parts de marché aux berlinettes V8 de Maranello, la Ferrari 812 Superfast est nettement plus puissante que l'Aston Martin DBS Superleggera, et la GTC4Lusso à quatre places du cheval cabré n'a pas de rivale directe. Mais aujourd'hui, Ferrari (re)descend dans la fosse aux lions en présentant la Roma, une "petite" GT 2+ (deux places et un peu d'espace derrière) qui se veut à la fois élégante, performante et polyvalente.

Avec son V8 3,9L biturbo central-avant de 620ch relié aux roues arrière et un prix qui devrait tourner autour de 200.000€, la Roma vient chasser sur les terres des Aston Martin DB11 AMR (2+2, V12 biturbo avant, propulsion, 639ch), McLaren GT (biplace, V8 biturbo central, propulsion, 620ch) et autres Audi R8 Performance (biplace, V10 atmo central, 4x4, 620ch) en attentant la prochaine Porsche 911 Turbo (2+2, flat-six biturbo arrière, 4x4, plus de 600ch). Ce segment de marché est donc foisonnant mais chacune de ces autos représente une proposition unique.

Classicisme revendiqué

Ferrari mise beaucoup sur le design de la Roma, inspiré par des modèles devenus iconiques des années 1950 et 1960 comme les 250 GT 2+2 et 250 GT Berlinetta Lusso. On retrouve donc des proportions volontairement classiques avec un long capot avant et un pavillon "fastback" mais aussi de grands panneaux de carrosserie lisses aux courbes douces et une surface vitrée relativement importante. La grille de calandre couleur carrosserie, comme intégrée au bouclier, est un autre clin d'œil rétro. Mais la modernité s'affiche toutefois au niveau des feux, notamment pour ce qui est de la signature lumineuse des fins bandeaux de LED horizontaux présents aux quatre coins. Meilleur des deux mondes, le spoiler mobile intégré au coffre est invisible lorsqu'il est rétracté. La Roma mesure 4,66m de long, 1,97m de large et 1,30m de haut avec un empattement de 2,67m entre ses roues de 20 pouces.

L'habitacle de la Roma se distingue de celui des autres Ferrari actuelles par, là encore, la priorité accordée à la sobriété plutôt qu'à la sportivité. Le volant inédit regroupe de très nombreuses commandes derrière un tableau de bord numérique de 16 pouces de diagonale. La console centrale sépare visuellement les côtés conducteur et passager en deux espaces distincts et accueille un écran vertical de 8,4 pouces. Le passager peut profiter de son propre moniteur. Le volume de chargement du coupé va de 272L à 345L, bien mieux qu'une Audi R8 (112L) mais loin derrière une McLaren GT (570L), équivalent à celui d'une Aston Martin DB11 (270L). Côté équipements, Ferrari annonce notamment feux à LED matriciels et régulateur de vitesse adaptatif au catalogue.

Sobre mais musclée

Côté performances enfin, Ferrari annonce 3,4s pour passer de 0 à 100 km/h et 9,3s pour atteindre 200 km/h ainsi qu'une vitesse de pointe supérieure à 320 km/h, des chiffres dans la moyenne de la catégorie. La Roma pèse 1.472kg à sec avec les options d'allègement proposées, ce qui la place parmi les moins lourdes de son segment. Une vaste panoplie électronique veille au grain pour dompter la cavalerie.

Le retour de Ferrari dans l'arène des GT traditionnelles a donc de quoi inquiéter les gladiateurs en place mais la Roma est une arme à double tranchant pour la firme de Maranello tant la bataille est rude sur le terrain des ventes et le risque commercial réel. Rendez-vous bientôt pour savoir ce que vaut la Roma volant en mains.

A lire aussi : Ferrari Roma (2020) : on vous la présente en vidéo

Photo de Maxime K

posté par :
Maxime K

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Commentaire(s)4

mercredi 20 novembre 2019 à 15:35 Juju dit : @Davichigo : pourquoi ?

mercredi 20 novembre 2019 à 14:53 Davichigo dit : Le souci ça ne va pas être de les vendre, ça va surtout être de les livrer !!!

mercredi 20 novembre 2019 à 12:01 Juju dit : Je pense exactement le contraire. Une Ferrari grise est monnaie courante, s'agissant de 2+2. Il s'agissait, d'ailleurs, de la couleur préféré d'Enzo, pour ses voitures personnelles (Ferrari ou non). Le design me semble plus inspirée de la Jaguar F-Type (pavillon) que d'une Aston Martin. Mais pour le reste, (calandre, feux arrières, ailes avant bombées, notamment) on est bien chez Ferrari. Surtout, enfin une Ferrari élégante, comme la marque les faisait avant le retrait de Pininfarina et non la ligne torturée à la japonaise des 458, 488, F8, SF90 Stradale, F12, 812 et consorts. Merci Ferrari!

mercredi 20 novembre 2019 à 09:08 moi dit : Son design est loupé je trouve. Déjà une Ferrari grise est inconcevable et en plus ça la fait ressembler a une Aston Martin, pourtant j'adore Aston hormis les toutes dernières...