Publié le 27/12/2019 à 09:29

F1 - Quand Hamilton était « mis en demeure » par Ecclestone

F1 - Quand Lewis Hamilton était « mis en demeure » par Bernie Ecclestone

Lewis Hamilton a dû supprimer du contenu sur les réseaux sociaux quand Bernie Ecclestone dirigeait la F1. Liberty Media a une approche totalement opposée.

Liberty Media pris le contrôle de l'aspect commercial de la F1 il y a près de trois ans. L'une des premières décisions du groupe de médias américain a été de renforcer la présence du championnat sur le numérique, et notamment les réseaux sociaux. La Formule 1 a commencé à publier des vidéos de la saison en cours, ce qui était jusque là réservé aux diffuseurs qui retransmettent les courses dans chaque pays.

Avant l'arrivée de Liberty Media, Bernie Ecclestone, alors en charge des droits commerciaux de la F1, appliquait une politique très stricte pour la diffusion des images sur internet, et les pilotes en faisaient parfois les frais. Frank Arthofer, le responsable du numérique de la F1 depuis l'arrivée de Liberty, a révélé à RaceFans que lorsque Hamilton a rencontré pour la première fois Sean Bratches, nommé responsable des opérations commerciales de la F1 par Liberty, le pilote Mercedes a apporté avec lui une « pile de lettres de "mise en demeure" » envoyées par Ecclestone.

« Lewis prenait des extraits des caméras embarquées et les postait sur son compte Instagram, » a précisé Arthofer, qui s'exprimait dans la conférence SportsPro OTT. « Et Lewis Hamilton (....) est probablement la plus grande star de l'histoire du championnat, et il a un gros potentiel dans (les mondes de) la culture urbaine, la musique et la mode. »

Liberty Media a une approche très différente du numérique

Cette approche très restrictive surprenait Lewis Hamilton et Romain Grosjean avant l'arrivée de Liberty Media. Les équipes sont désormais encouragées à utiliser les réseaux sociaux pour toucher un plus large public.

« Nous pensons que travailler plus étroitement avec les pilotes et les équipes pour renforcer le championnat bénéficie non seulement à la Formule 1, mais aussi à nos partenaires, que ce soit les sponsors, les diffuseurs et les promoteurs (qui organisent les courses), » estime Frank Arthofer. « (C'est) un élément vraiment important de notre stratégie, et que nous commençons peut-être à bien maîtriser. »

Arthofer estime qu'il y avait des « opportunités inexploitées » pour faire la promotion de la F1 durant l'ère Ecclestone et que même si l'Anglais a fait un « travail exceptionnel » pour générer des revenus, il « n'a pas investi pour l'avenir. » « Il n'a probablement pas investi dans des domaines comme le numérique, qui ne génèrent peut-être pas des profits à court terme, mais qui ont du potentiel à long terme, » ajoute Arthofer. « Il y a une vielle blague selon laquelle Bernie signait les chèques à l'arrière, pas à l'avant. »

Liberty Media a changé de politique avec de multiples investissements qui se sont notamment concrétisés par le lancement de F1 TV, le service de streaming de la F1. En 2018, les revenus générés par la F1 ont augmenté mais en raison des investissements de Liberty, les sommes reversées aux équipes ont diminué.

Le changement de politique de la F1 s'illustre aussi avec la série documentaire Formula 1 : Drive to Survive dont la deuxième saison est attendue dans les prochaines semaines sur la plateforme Netflix.

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Photo de Vincent Lalanne-Sicaud

posté par :
Vincent Lalanne-Sicaud

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