Publié le 03/03/2020 à 16:56

Recette allégée pour la Bugatti Chiron Pur Sport (2020)

Bugatti Chiron Pur Sport (2020) : infos et photos officielles

Encore une évolution de la Bugatti Chiron ? Oui mais, sur le plan technique, la plus profonde jusqu'ici. Du coup, elle paraît encore diablement plus belle.

Les Allemands de Bugatti ont l'élégance de souligner l'identité française de leur marque. Leurs prototypes portent un petit drapeau tricolore et ils sont immatriculés 67, à Molsheim dans le Bas-Rhin où ils sont construits. Merci beaucoup mais dommage qu'ils soient moins doués pour le français que pour l'histoire : le nom de Pur Sport ne sonne pas très bien... 

En revanche, ces deux petits vocables ont le mérite d'énoncer clairement le programme de cette nouvelle évolution. Après la Bugatti Divo (Pebble Beach 2018), la Bugatti La Voiture Noire (Genève 2019) et la Bugatti Centodieci (Pebble Beach 2019), cette version propose une nouvelle évolution de style, plus profonde qu'il n'y paraît.

Son auteur, Frank Heyl explique comment les projecteurs multiples ont changé d'inclinaison et donc la voiture de regard. Et bien sûr la calandre, le bouclier avant et son spoiler, l'aileron arrière fixe, les bas de caisse, tout cela est nouveau. Mais selon Heyl, qui affirme que "chez Bugatti, on ne fait pas du design pur, on travaille sans cesse avec les ingénieurs", l'évolution technique est profonde.

Chasse aux kilos pour la Bugatti Chiron Pur Sport

Le diffuseur au dessin très course procure une déportance améliorée, les pneus adoptent une gomme plus soft pour plus d'adhérence (Michelin "2R"), les géométries de suspension sont modifiées avec plus de carrossage négatif (2,5°), les roues légères (- 4 kilos chacune) agissent comme un extracteur et contribuent à l'effet de sol un nouveau mode d'assistance plus permissif favoriserait le drift (!). L'abandon de l'aileron mobile, la finition en Alcantara plutôt qu'en cuir, un carbone moins épais sur les panneaux ouvrants épargnent 50 kilos (soit 1945 désormais). Selon Heyl, la Bugatti Chiron Pur Sport est sensiblement plus agile et vive en virage.

La Centodieci gagnait cent chevaux presque incidemment, et la Divo s'affranchissait de la mirobolante vitesse de pointe, pour apaiser un peu l'exigence des aérodynamiciens qui vérifient tout changement plutôt 10 fois qu'une, dès lors qu'il s'agit de lâcher des clients à plus de 400 km/h. Mais elle n'en profitait pas pour raccourcir la démultiplication de la boîte. La Pur Sport, si. Elle reste à 1500 chevaux mais, limitée à 350 km/h, elle voit ses sept rapports resserrés et les gains en accélérations et surtout en reprises sont très spectaculaires. Dans certaines remises en vitesse, il serait question de 40 % de gain ! 40 % ?

Messieurs, nous sommes tout prêts à venir en Allemagne pour une confrontation entre la Pur Sport et l'une de ses sœurs plus ordinaires. Pour le plaisir ineffable d'enrhumer une Chiron !

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Robert Puyal

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Commentaire(s)7

lundi 16 mars 2020 à 12:37 Kevin67Z dit : Monsieur Puyal, Tout d’abord, merci pour votre réponse. Je ne reviendrais pas sur votre prose. Je n’irais pas jusqu’à dire quelle me déplaise, mais elle rend la lecture fort compliqué, et, de facto, guère agréable... Quoiqu’il en soit, un autre fidèle lecteur de Sport Auto s’en été déjà plaint avant moi, par courrier officiel, donc clôturons le sujet. Je vous remercie également pour le cours d’histoire sur la marque Bugatti. Même si celui-ci n’était pas nécessaire, j’avoue y avoir appris quelques détails encore inconnu pour moi, d’où mon remerciement! C’est justement grâce (ou à cause; à vous de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein) de cette histoire, pour le moins tumultueuse, que j’insiste pour replacé Bugatti dans le patrimoine automobile FRANÇAIS! Les déboires passé de Bugatti, et Dieu sait qu’il y en a eu, ne font que renforcer l’identité de la marque, et l’action qu’à eu Volkswagen de construire l’usine en France en dit long. Quand bien même les pièces viennent d’Allemagne, les plans sont en allemands, au même titre que les instructions, je pense qu’il est important de souligné que cette marque est implantée sur le territoire Français... Que nous resterait-il si on nous enlevait encore ça, mise à part des cendres de constructeurs prestigieux, ayant eux aussi fait la fierté des Français, aujourd’hui disparu? Il est vrai que je me suis quelque peu emporté lors de mes précédents commentaires et je m’en excuse, mais comprenez que ce genre de débat ne devrais pas, ou plus, avoir lieu d’être! Merci encore pour votre réponse et à bientôt.

lundi 09 mars 2020 à 16:31 Robert Puyal dit : Réponse instantané du pseudo-journaliste himself. Cher Monsieur, que ma prose vous déplaise, je n'en suis pas fort aise mais je n'y peux pas grand chose. Passons tout de suite à votre reproche principal qui porte sans doute sur l'expression "les Allemands de Bugatti". Contrairement aux exemples que vous citez (Jaguar indien, etc) Bugatti est bel et bien dirigé et animé par des Allemands, c'est juste un fait, pas un jugement de valeur dans l'un ou l'autre sens. Je n'ai pas d'opinion sur l'Alsace et la Lorraine mais j'accepte que l'on m'impute un caractère volontiers porté vers le passé. Allons-y : Ettore Bugatti était Italien, il a commencé à travailler avec Eugène de Dietrich, volontiers francophone et sûrement francophile (je ne sais pas) mais franchement allemand à l'époque, et même un temps député au Reichstag. Quand il devient indépendant, Bugatti choisit de fonder sa propre marque en Allemagne. Ensuite, la frontière “coulisse“ sous ses pieds et la marque devient française en 1918. C'est sous la couleur bleue qu'elle remporte la plupart de ses succès. À peu près ruiné en 1938, Ettore partage sa vie entre Molsheim et Paris où il a sa seconde famille. Il est sur le point de céder sa marque pour partie et d'en organiser la "délocalisation" en Belgique lorsque, coup sur coup, son fils Jean se tue et la guerre éclate. Les caisses d'outillage et quelques voitures, prêtes pour le transfert en Belgique, sont alors acheminées vers Bordeaux où Bugatti s'installe et travaille sur diverses études commandées par l'État français. Après 1940, Molsheim et les installations restantes, qui lui appartiennent toujours, se trouve pris dans l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne. Le Reich lui fait un pont d'or pour qu'il revienne y travailler mais il refuse nettement et l'usine passe sous la garde de l'ingénieur von Trippel qui travaille notamment sur des amphibies. Bugatti accepte une indemnité conséquente de l'Allemagne, ce qui lui sera beaucoup reproché. Malgré d'indéniables services rendus à la France, sur les plans sportifs, techniques et même sa bienveillance active pour la Résistance (le réseau des pilotes résistants, Robert Benoist, William Grover et d'autres) bénéficiaient de faux ordres de mission pour passer en zone libre, prétendument pour réviser des Bugatti de clients, la naturalisation qu'il souhaite depuis longtemps ne lui est accordée qu'après de longs atermoiements et pratiquement sur son lit de mort. La marque Bugatti, à laquelle Molsheim a été rendu, vivote quelques années, sous pavillon français puis est intégrée à l'équipementier aéronautique français Hispano-Messier, qui vend le blason à l'Italien Romano Artioli, pour une renaissance flamboyante mais de courte durée, à Modène. Après un épisode où le Monégasque Gildo Pastor a son mot à dire, l'Allemand d'origine autrichienne Ferdinand Piëch intègre Bugatti au groupe VW et lui donne l'impulsion assez météorique qui continue aujourd'hui de la mouvoir. Il choisit de l'installer à Molsheim, actuellement française, renouant les fils du destin. En dépit du destin agité du blason, de celui de l'Alsace et de sa propre famille, son père et son grand-père ayant eu affaire aux prisons françaises durant l'occupation de son pays par nos troupes, Piëch a l'élégance de toujours présenter la marque comme française. Je trouve que c'est un joli geste que j'ai plaisir à souligner. Quant à moi, je trouve plutôt que Bugatti mériterait, du fait de tout ce qui précède, d'être estampillée "marque européenne". Qu'en pensez-vous ?

dimanche 08 mars 2020 à 10:59 Kevin67Z dit : @Paulo: Rendons à César ce qui appartient à César! Je ne sais pas pourquoi certains "pseudo-journaliste" s'entêtent à parler de Bugatti comme une marque allemande! Dans ce cas là, et comme le dit si bien @CJL67, Rolls est allemand (tout comme Mini), JLR est indien (tout comme Pininfarina) et Lamborghini est allemand également (tout comme Bentley)... Ce n'est pas parcequ'une marque appartient à un certain consortium automobile, qu'elle à forcément la même origine que la marque en question! Fidèle lecteur de Sport Auto depuis des lustres, ce genre d'article me fait me poser tout un tas de questions quand à la véracité des propos des journalistes automobiles... En même temps, lorsque l'on voit les expressions totalement désuètes utilisées par le rédacteur de cet article dans un certain numéro du magazine sus-cité, on peut aisément s'imaginer qu'il croit l'Alsace-Lorraine encore sous occupation allemande...

mercredi 04 mars 2020 à 22:03 CJL67 dit : donc d'après la logique du journaliste Bentley ,Lamborghini et Rolls Royce sont aussi allemand Volvo est chinois et Range Rover est indien 🤪

mercredi 04 mars 2020 à 12:59 mocanzi dit : Malheureusement pour toi Bugatti n’est pas vraiment français maintenant il fait partie du groupe Volkswagen

mercredi 04 mars 2020 à 10:29 Paulo dit : Merci Kévin67Z ! Ridicule de parler d'allemand alors que la plupart des employés Bugatti sont Français...et que l'usine est en France ! Lamborghini aussi fait des voitures allemande dans ce cas là... Va aussi dire au Italiens que leurs Ducati sont allemande il te diront le reste... Et si on suis ce resonnement idiot Opel est une nouvelle marque Française ? Encore un journaliste qui ne connais pas l'automobile c'est frustrant pour ceux qui aime et qui suivent !

mardi 03 mars 2020 à 19:17 Kevin67Z dit : Quand je lis "les Allemands de chez Bugatti" j'ai envie de vomir!!!! Si l'on peut bien se targuer d'avoir une marque de luxe, de prestige et de sport ici, en France (pays le plus autophobe du monde), pourquoi s'obstiner à vouloir la refourguer aux tetons??? Renseignez-vous mieux, et cessé d'écrire de telle inepties! Bugatti est FRANÇAIS, bordel de m****!!!!