Publié le 20/05/2020 à 10:20

Ferrari Roma, le pire cauchemar de la Porsche 911 Turbo S !

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La Ferrari Roma est l’une des nouveautés les plus attendues de l’année. Mais pas chez Porsche, où elle s'annonce comme un cauchemar pour la 911 Turbo S.

Entre la toute nouvelle Porsche 911 Turbo S et la McLaren GT, Ferrari joue les trouble-fêtes avec la Roma ! La sportive italienne s'apprête à rejoindre les concessions en juin 2020. Difficile de résister. Et peu importe si les mauvaises langues parlent de faux-airs d’Aston Martin ou de cousinage avec Jaguar. De visu, l’homogénéité de la Roma est exceptionnelle et la personnalité qui s’en dégage ne fait pas l’ombre d’un doute.

Oui, c’est une vraie Ferrari, dans laquelle chacun y verra ses propres références. Des bribes de 400i, de 365 GTC4 ou encore de 612 Scaglietti : un mélange de grands classiques qui l’immunise contre la vulgarité. Comme chez ses aïeuls que sont la 250 Berlinetta Lusso et la 250 GT 2+2, se plait à rappeler Maranello. Mais avec 4 cylindres de moins.

Une première pour Ferrari

Michael Leiters, le directeur technique des Ferrari de route, commence par annoncer qu’il s’agit du premier Coupé Ferrari à moteur V8 avant de l’histoire. Et qu’il ne s’est pas contenté de revisser le toit de la Portofino : "si l’on considère l’ensemble du châssis et de la carrosserie, 70% des pièces sont nouvelles. Nous avons également abaissé le centre de gravité et la masse totale". La Roma revendique ainsi 1472 kilos à sec, soit 73 kilos de moins que la Portofino qui, elle-même, économisait 80 kilos par rapport à la Ferrari California. Ca va dans le bon sens. D’autant que le total s’approche de la masse revendiquée par une certaine McLaren GT. Il va sans dire qu’on est impatients de vérifier ces bonnes intentions sur notre propre balance de Mortefontaine, et de vous en faire part. 

Le niveau de puissance est calqué sur la McLaren GT : 620 chevaux à 7500 tr/mn, soit seulement 20 chevaux de moins que le V10 atmosphérique de la Lamborghini Huracan Evo. En revanche, Ferrari prend l’avantage en matière de couple maxi, avec un pic à 77,4 mkg dès 3000 tr/mn, contre 64,2 mkg à 5500 tr/mn pour la McLaren GT dont le V8 biturbo compte 4 litres au lieu de 3,9 litres à Maranello. Par rapport au V8 de la Portofino, Michael Leiters évoque une hausse des levées de soupapes d’admission et d’échappements, de nouveau capteurs de vitesses pour les turbos et la suppression de deux silencieux d’échappements. Les motoristes de Maranello ont également dû répondre aux impératifs du filtre à particules d’essence, qui fait naturellement baisser la puissance. D’où l’insistance de Michael Leiters à préciser : "en réalité, pour compenser ce déficit et augmenter la puissance de 20 chevaux, nous avons dû trouver 35 chevaux supplémentaires".

Une boîte de SF90 Stradale

Le niveau des performances revendiquées progresse sensiblement par rapport à la Portofino, surtout à l’occasion du sprint jusqu’à 200 km/h, en progression d’une seconde et demie ! La raison provient de la nouvelle boîte de vitesses double embrayage à 8 rapports, empruntée à la SF90 Stradale. Rien que ça ! « Cette transmission est plus légère de 6 kilos par rapport à la précédente boîte 7. Elle est plus rapide, aussi bien à la montée des rapports qu’au rétrogradage et plus progressive dans la phase d’arrêt et de redémarrage » précise Monsieur Leiters. Avant d’embrayer sur l’ensemble des attentions portées au comportement dynamique. Rappelons que, contrairement à la Lamborghini Huracan Evo et la prochaine Porsche 911 Turbo S, la Roma transmet son couple gargantuesque aux deux seules roues arrière.

Le différentiel électronique E-diff est reconduit pendant que le système SSC (Side Slip Control) passe à la 6eme génération et que le FDE (Ferrari Dynamic Enhancer) est peaufiné. Pour mémoire, le SSC est une sorte d’algorythme qui mixe les paramètres de conduite comme l’accélération longitudinale, latérale, le mouvement de lacet, l’angle du volant, la vitesse de chaque roue pour intervenir sur l’ensemble des systèmes mécaniques et électroniques pour favoriser l’efficacité. Le FDE, lui, applique de légères pressions sur le système de freinage de chacune des roues pour favoriser les passages en virages. En revanche, et comme sur la Portofino, les roues arrière directrices de la 812 Superfast ne sont pas retenues. Même motif, même punition « l’empattement est trop court, cela rendrait le comportement trop incisif » nous explique-t-on. Quant à la direction à assistance électrique, elle est reconduite, avec la question subsidiaire du touché de route et des sensations de conduite. Rappelons que la Portofino conserve de bonnes remontées d’informations et un feeling fidèle à la tradition de la maison. Comme la molette Manettino, qui compte désormais 5 positions, au lieu de 3 sur le volant de la Portofino.

Révolution intérieure

L’habitacle est totalement nouveau. Il est moins linéaire que celui de la Portofino, avec ces deux arcs de cercle distincts qui entourent le conducteur et le passager et plonge dans une ambiance plus moderne. C’est homogène, intuitif et très bien fini. En revanche, impossible d’accéder réellement aux places arrière, toujours aussi minuscules. L’espace a le mérite d’exister pour y déposer des sacs de voyages, sans avoir à ouvrir le coffre pour y accéder. Rappelons que la Roma met l’accent sur le Grand Tourisme, avec tout l’équipement nécessaire pour envisager les longues distances. Y compris le cruise control adaptatif, en option, ou les désormais sacro-saints écrans tactiles. Mais la sobriété générale de l’habitacle préserve du syndrome de l’effet de mode.

L'avis de Sport Auto sur la Ferrari Roma

Dans la vraie vie, la Ferrari Roma impose une présence vraiment hypnotisante. A force d’élégance, d’équilibre et d’homogénéité, elle donne l’impression de voler au-dessus du lot. Il ne reste plus qu’à attendre les premiers essais pour évaluer ce qu’apportent la meilleure rigidité, la masse plus faible et la légère hausse de puissance par rapport à la Ferrari Portofino.

Sport Auto vous présente la Ferrari Roma en vidéo

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Fiche technique Ferrari Roma

Type : V8 à 90°biturbo
Cylindrée : 3855 cm3
Puissance maxi : 620 chevaux à 5750 tr/mn
Couple maxi : 77,4 mkg à 3000 tr/mn
Longueur : 4656 mm 
Largeur : 1974 mm 
Hauteur : 1301 mm 
Empattement : 2670 mm 
1472 kg revendiqués à sec 
Performances annoncées :
0 à 100 km/h : 3,4
0 à 200 km/h : 9,3
Vitesse maxi : 320 km/h
Prix de base : 200 000€ environ, premières livraisons au deuxième trimestre 2020.

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Photo de Laurent Chevalier

posté par :
Laurent Chevalier

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Commentaire(s)1

mercredi 20 mai 2020 à 12:36 Ken'Oh dit : La Ferrari Roma n'est pas vraiment concurrente de la Porsche 911 Turbo S... N'est-ce pas le rôle dévolu à la 488 GTB ?