Publié le 29/06/2020 à 19:32

La plus violente des Ferrari, SF90 Stradale : 1000 chevaux !

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Avec son V8 et trois moteurs électriques, la Ferrari SF 90 Stradale atteint les 1000 chevaux. Et au volant, c’est violent !

Vous vous rappelez de la scène de Star Wars où Yan Solo dit "punch it !" à Chewbacca aux commandes du Faucon Millénium ? Au volant de la SF90 Stradale, c’est pareil ! En 500 millisecondes, la nouvelle Ferrari passe du fonctionnement silencieux électrique au mode puissance maxi : un bond de 220 chevaux à 1000 chevaux, qui vous colle au siège dans une explosion de fusée au décollage ! De quoi être sonné et convaincu : on vient de rentrer dans une nouvelle ère.

Punch it! 

Côté pile : 25 kilomètres d’autonomie et 135 km/h maxi en mode tout électrique. Côté face : 2’’5 pour abattre le 0 à 100 km/h et 340 km/h en pointe avec le mode puissance maxi. Pour obtenir ces chiffres, le V8 biturbo emprunté à la F8 Tributo est remanié et assisté de 3 moteurs électriques. Le premier est placé entre le moteur et la boîte double embrayage à 8 rapports, également utilisée sur la Ferrari Roma, et les deux autres sont placés à l’avant. Le poids total ? 1570 kilos revendiqués à vide. Sur le papier, la SF90 s’intercale entre les 1490 kilos annoncés par la McLaren P1 et les 1633 kilos avoués par la Porsche 918 Spyder. Pour mémoire, Ferrari estime la masse totale du système électrique aux alentours de 270 kilos.

Pas si lourd

La question subsidiaire concerne l’équilibre, étant donnée la plus grande proportion de la masse sur le train avant, où se trouvent deux moteurs électriques. Et la menace que cela représente pour la précision du scalpel. Mais sur la route, la Stradale donne l’impression d’être aussi agile qu’une Ferrari 488 Pista. Un virage qui ressert en épingle ? La SF90 s’y engouffre en claquant du doigt. Une série de grandes courbes droite/gauche? Elle se cale sur sa trajectoire et change d’appui avec la régularité d’un métronome. Quant à la direction électrique, elle réclame un court moment d’adaptation mais se révèle suffisamment précise pour ne pas être un frein au plaisir. A ce propos, le système de freinage drive-by-wire, c’est-à-dire sans lien mécanique entre la pédale et les étriers, s’avère plus naturel que sur une Porsche 918 Spyder. En clair, sur route ouverte, c’est le sans-faute. La SF90 donne l’impression de survoler la mêlée des Ferrari 488 Pista et Porsche 911 GT2 RS tout en conservant du filtrage et un certain niveau de confort.

Fiorano, cerise sur le gâteau

Dès la sortie des stands du circuit de Fiorano, la SF90 Stradale sonne la charge avec une poussée bestiale et constante. Avant de planter les mâchoires de ses étriers dans les disques de frein en céramique, bien calée à gauche, pour viser la corde du virage en bout de ligne droite. Dans le droite et le gauche qui suivent, la SF90 Stradale est très naturelle et amorce un début de survirage, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour donner l’impression d’être un pilote. Ca flatte l’égo et ça donne envie de retarder le freinage qui suit. La Stradale s’exécute comme elle planterait une charrue dans le bitume. L’adhérence des Michelin Sport Cup 2 est phénoménale et les roues avant motrices apportent un plus indéniable en matière de grip. Avec une réserve sur la consistance à la pédale de frein, pas aussi franche que sur la Ferrari 488 Pista. Mais le contact sous la semelle est infiniment plus convaincant que sur la Porsche 918 Spyder. En parlant de persuasif, les accélérations revendiquées se posent là : 6"7 seulement pour atteindre les 200 km/h. Soit un dixième de mieux qu’une McLaren P1. A propos de cette dernière, une courte averse nous a donné l’occasion instructive de rouler avec la SF90 Stradale sur routes humides, et de pouvoir comparer les deux monstres dans la vraie vie. Dans ces conditions, le niveau d’adhérence de la Ferrari, donc de sécurité active, est infiniment supérieur à celui de la McLaren.

L'avis de Sport Auto sur la Ferrari SF90 Stradale

Il y a le chef d’œuvre technique mais aussi, et surtout, l’expérience. Au volant, on est d’abord surpris par la facilité d’accès, et puis le courant passe et tout s’anime. Au-delà des performances, de l’agrément, de l’ambiance, la SF90 projette dans une autre dimension. Ici on ne parle pas de conduite, ni de pilotage ou de technologie, mais de magie. On ne le dira jamais assez : les ingénieurs de Maranello sont des magiciens.

Retrouvez l'essai complet de la Ferrari SF90 Stradale et tous les détails dans le numéro de Sport Auto daté juillet 2020, en vente à partir du 26 juin. 

Sport Auto vous présente la Ferrari SF90 en vidéo

> Fiche technique

Ferrari SF90 Stradale
Type : V8 biturbo + 3 moteurs électriques 
Cylindrée : 3990 cm3
Puissance maxi : 1000 ch à 7500 tr/mn* (780 thermiques + 220 électriques)
Couple maxi : 126 mkg à 6000 tr/mn* 
* valeurs cumulées équivalentes à 
Longueur : 4710 mm
Largeur : 1972 mm
Hauteur : 1186 mm
Empattement : 2650 mm
1570 kg revendiqués à vide
Performances annoncées :
0 à 100 km/h : 2.5
0 à 200 km/h : 6.7
Vitesse maxi : 340 km/h
Prix de base : 423 514 € 

Lire aussi :
La Ferrari Roma 
La Ferrari F8 Tributo 

Photo de Laurent Chevalier

posté par :
Laurent Chevalier

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Commentaire(s)1

mardi 30 juin 2020 à 09:41 TOms dit : Pourquoi avoir réutilisé un article de plus de 5 ans dans votre nouveau numéro ?? Je fais référence à l'essai des Carrera GT, 918 et 959.