Publié le 05/08/2020 à 16:31

Le papa de la McLaren F1 dévoile sa descendante ! [vidéo]

VIDEO. Gordon Murray fête ses 50 ans de carrière avec une supercar triplace animée par un V12 3.9L atmosphérique de 663 ch !

Il y a des fiches techniques qui enivrent plus que d'autres ! Celles de la T.50 de Gordon Murray Automotive (GMA) a clairement de quoi donner le tournis... Cette supercar embarque un V12 3.9L atmosphérique. Il développe une puissance de 663 ch. Jusque là, rien d'exceptionnel... Une Ferrari 812 Superfast ou une Lamborghini Aventador font mieux avec une mécanique aussi noble. 

Là où la nouvelle sportive tire son épingle du jeu, c'est avec un régime maxi supérieur à 12.000 tr/min, un record pour une voiture de route ! Son autre particularité, c'est que c'est un véritable poids-plume. Grâce à sa structure en carbone, son pédalier en titane, ses vitres amincies, sa boîte de vitesses manuelle légère (80,5 kg) et son V12 de 178 kg, la T.50 ne pèse que... 986 kg (957 kg à vide) !

C'est un tiers de moins que ses futures concurrentes ! La création de GMA affiche un rapport poids puissance décoiffant de 672 ch/tonne, contre 524 ch/tonne pour la 812 Superfast (800 ch) ou 505 ch/tonne pour l'Aventador SVJ (770 ch). Gordon Murray Automotive propose même de pousser ce ratio au-delà des 700 ch/tonne grâce au mode "V-Max Boost". Il permet d'augmenter ponctuellement la puissance du moteur pour atteindre 700 ch. Le couple de la sportive est moins spectaculaire avec ses 467 Nm à 9.000 tr/min.

Découvrez la Gordon Murray Automotive T.50 en vidéo 

Une McLaren F1 des temps modernes 

Gordon Murray Automotive est la marque de l'ingénieur automobile à succès Gordon Murray. A la fin des années 80, et après un passage chez Brabham, le sud-africain rejoint McLaren où il officie comme directeur technique de l'écurie de F1. A la fin des années 90, désireux de se lancer de nouveaux défis, il prend les commandes de l'entité "McLaren Automotive" avec pour ambition de mettre au point une GT de route. En 1992, on découvre la McLaren F1, une sportive triplace animée par un V12 de 627 ch. Elle ne sera commercialisée qu'à 106 exemplaires. 

25 ans plus tard, Gordon Murray s'est décidé à offrir une descendante à cette sportive mythique. Il la commercialisera sous son nom. Après des mois de travail, le projet a débuté en 2017, le voile est levé sur la T.50. Ses lignes sont beaucoup plus fluides et épurées que son inspiratrice. Mais, les proportions sont quasi les mêmes. Elle mesure 4,35m de long pour 1,85m de large et 1,16m de haut (4,28m x 1,82 x 1,14m pour la McLaren F1). L'empreinte au sol de la T.50 est comparable à celui d'un Porsche Boxster. 

L'aérodynamique de la T.50 a été particulièrement optimisée. Les plus observateurs auront remarqué la présence d'une prise d'air sur le toit (comme la McLaren F1), d'un élément en forme de turbine intégré au-dessus du diffuseur. Pas qu'un élément de style, cette pièce a une vraie fonction. Comme sur la Brabham BT46, imaginée par Murray et engagée en F1 à la fin des années 70, ce ventilateur a pour but d'augmenter l'effet de sol. GMA parle d'une force d'appui en hausse de 50% et d'une réduction de la traînée de 12,5%.

Comme son aïeule, l'accès à bord s'effectue via des portes à ouverture en élytre. L'habitacle se compose de 3 places en triangle avec le conducteur en position centrale avant. 

Une supercar à plus de 2,5 millions d'euros... hors taxe ! 

La T.50 de Gordon Murray Automotive sera déclinée à 100 exemplaires. Livrables dès le début de l'année 2022, les exemplaires sont proposés au prix unitaire de 2,6 millions d'euros (2,36 millions de livres). A ce prix, vous profitez en personne des expertises de l'ingénieur pour vous mitonner un bolide aux petits oignons !

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Photo de Géraldine Gaudy

posté par :
Géraldine Gaudy

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Commentaire(s)1

vendredi 07 août 2020 à 13:03 krep dit : Que renferme le carter à « l’entrée » du villebrequin ? Serait-ce une assistance électrique ?