Publié le 08/10/2020 à 17:21

F1 - Red Bull : trois mois pour trouver son moteur 2022

F1 Red Bull trois mois pour trouver son moteur 2022

Red Bull Racing, délaissée par Honda après 2021, est engagée dans une course contre la montre pour se trouver un nouveau partenaire-motoriste.

Comme nous vous l'annoncions ici, Red Bull Racing s'est pris un coup sur la tête il y a quelques jours avec l'annonce du retrait de Honda à la fin de la saison 2021.

Si l'écurie de Milton Keynes était naturellement au courant depuis plusieurs semaines des intentions du constructeur nippon, l'annonce de la fin à venir de son programme F1 a fait l'effet d'une bombe.

Objectif 2022

Le Taureau rouge doit désormais se trouver un nouveau bloc-propulseur, et sans tarder. Car si la saison 2021 aura des allures d'année de transition, 2022 marquera un tournant technique important pour la Formule 1 toute entière.

Et Red Bull, si elle veut mettre toutes les chances de son côté pour bien figurer face à Mercedes et, potentiellement Ferrari, devra pouvoir compter sur un V6 turbo hybride compétitif autour duquel harmoniser son châssis. Un département, autrefois son point fort, dans lequel l'écurie anglo-autrichienne a davantage pêché ces dernières saisons, le moteur Honda en progrès compensant parfois les lacunes aérodynamiques des monoplaces de Milton Keynes.

"Nous devons commencer à réfléchir à notre partenaire moteur pour 2022 dès maintenant, comment Christian Horner, le Team principal de Red Bull Racing en conférence de presse au Nürburgring. Il nous faut de la clarté d'ici la fin de l'année, ce qui nous laisse à peu près trois mois."

"Comme Helmut [Marko, ndlr] l'a dit, nous devons considérer toutes les possibilités, poursuit-il. Mais c'est à Mr. Dietrich Mateschitz [le copropriétaire de Red Bull, ndlr] de trancher. Ce qui est certain, c'est qu'il nous faut assez de puissance pour aller défier Mercedes dans les prochaines années."

Allo, Renault ? 

"Bien sûr, je peux comprendre que tout le monde croit que nous allons parler avec Renault", ajoute-t-il. Renault a beaucoup changé depuis que nous sommes partis. Il y a un nouveau conseil d'administration et cela amène un vent de fraîcheur et des changements. Les choses avancent chez eux."

S'il ne l'avoue pas encore, l'option d'un retour avec Renault apparaît comme la plus plausible pour Horner et Red Bull. A partir de 2021, Mercedes aura en effet atteint son quota d'écuries maximum en équipant, en plus d'elle-même, McLaren (dont le contrat avec Renault prend fin cette année), Aston Martin et Williams. Ferrari, de son côté, propulsera toujours Haas et Alfa Romeo. Pour l'Etoile comme pour le Cheval Cabré, il apparaît aussi vite évident que motoriser leur principal rival n'est pas vraiment à l'ordre du jour.

Resterait donc Renault qui ne dispose pas (encore ?) d'écurie-cliente sous contrat pour 2021. Hors, le règlement de la FIA stipule que si un team se retrouvait sans moteur au 1er juin 2021, ici Red Bull, le motoriste fournissant le moins d’équipes serait obligé de répondre à l’appel. CQFD ?  


Autre inconnue : AlphaTauri adoptera-t-elle le même partenaire que sa grande soeur ? On se souvient que Ferrari a longtemps propulsé la petite Scuderia, en parallèle de Renault pour la maison-mère. Affaire à suivre...

Source : F1i 

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Photo de Guillaume Alvarez

posté par :
Guillaume Alvarez

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